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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0178 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 178 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

Nous ne prétendons nullement que Pâñcika et Hâriti, ou leurs
succédanés, aient été le grand dieu et la grande déesse du Boud-
dhisme. Il est au contraire bien entendu que le génie des richesses
et la fée aux enfants, de quelque nom qu'il ait plu aux Indiens
de les appeler, n'ont jamais tenu dans le panthéon qu'une place
subalterne. On peut même dire, en un sens, qu'il en était de même
dans l'art. Leur qualité de Yakṣa les prédisposait, dès l'origine, à
garder décorativement les portes des couvents, tout comme ils fai-
saient déjà devant les vieux stûpa de l'Inde centrale, tout comme
ils font encore dans les lamaseries du Tibet. Si, sous la poussée
de la dévotion populaire — et sans doute avec la complicité des
moines bouddhiques, peu ennemis, comme on sait, de l'abon-
dance — ils ont fini, nous dit Yi-tsing, par forcer l'entrée de la
cuisine et même du réfectoire, il y a encore loin de là aux honneurs
d'un trône sur l'autel principal d'un temple. Ils n'ont jamais été
que des demi-dieux. Mais justement ils n'en sont que plus aisément
devenus les iṣṭa-devatâ, les divinités patronnes de la moyenne des
fidèles; et par suite ils auront vu leur image commandée par la
majorité des donateurs. Nous n'avons pas voulu dire autre chose.
C'est une question, non de dignité, mais de popularité, non de
préséance, mais de nombre. Là gît leur incontestable supériorité.
Leurs images décoraient à foison, et sans distinction de sectes, les
sanctuaires jainas (cf. fig. 595) aussi bien que bouddhiques. Elles
pullulent dans les vérandas ou sur la façade des « temples-caves » (1);
elles sont légion dans les galeries de Mathurâ (2) et de Lakhnau, de