National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0190 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 |
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Dans cette longue suite, les numismates s'entendent pour dis-
tinguer l'apport spécial de potentats indo-grecs, indo-parthes et
indo-scythes (1). Sous les uns comme sous les autres, ce sont
toujours des divinités qui occupent à tout le moins le revers des
monnaies. L'assurance nous en est donnée pour les pièces bac-
triennes par la beauté lumineuse du type, pour les «scythiques»
par des légendes en alphabet grec. En dépit de quelques variantes
dont les spécialistes n'ont pas manqué de relever le caractère
parfois assez étrange (2), il y a tout lieu de penser que les Olym-
piens si caractéristiquement figurés sur les médailles indo-grecques
avaient, du moins à l'origine, conservé leur nom hellénique en
même temps que leur forte individualité. Un autre point acquis,
grâce aux exergues, c'est qu'à l'autre bout de la série, leur rem-
placement par des divinités orientales est, sous les Indo-Scythes,
un fait accompli. Qu'était-il advenu d'elles dans l'intervalle, sur
les monnaies dites des Indo-Parthes, où le type, déjà moins clair,
n'est pas encore accompagné d'inscriptions nominatives? Là gît le
désespérant problème, dont la solution intéresserait au plus haut
degré l'iconographie religieuse de l'Inde ancienne. Où la difficulté
apparaît dans tout son jour, c'est dans le cas, d'ailleurs exception-
nel, où un même type divin s'est perpétué tout le long du mon-
nayage. A quel moment précis a-t-il changé de nom et émigré, si
l'on peut dire, de l'Olympe sur le mont Mèru? La transition ne
se serait-elle pas justement réalisée sous ces rois ou satrapes indo-
parthes que les numismates s'accordent à intercaler entre les Indo-
Scythes et les Indo-Grecs?
Mais cessons de spéculer et donnons des exemples précis des
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