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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0191 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 191 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

différents cas qui se présentent. Les monnayeurs de Kaniṣka et
d'Huviska appellent Miiro (1) la divinité solaire à qui son nom de
Mitra ou Mithra aurait d'ailleurs pu sufffire à se faire reconnaître
dans toute l'étendue de l'ancien monde : mais il faut remonter,
dans l'état actuel des collections, jusqu'aux monnaies de Platon pour
trouver l'Hèlios grec sur un quadrige d'ailleurs différent de celui
du Sûrya indien. De son côté l'Artémis de Dèmètrios et d'Artémi-
dore est devenue un Mao, et il se peut fort bien que celui-ci
passât pour un Candra, tout aussi bien que Atṣo pour Agui (le
Feu) ou Oado pour Vâta (le Vent), selon le côté du Paropamise
où circulait la monnaie. A cela nulle difficulté. Le point délicat est
de savoir comment nous nommerons cette même divinité lunaire à
l'instant de ses phases où elle paraît sur les pièces de Maüès (2) : lui
garderons-nous encore son nom grec ou lui donnerons-nous déjà
une appellation orientale? Et de même qui nous dira si à partir
d'Azilisès, il ne convient pas de nommer Açvins les Dioscures de
Diomède (3)? On conçoit que les numismates, retenus d'ailleurs par
les lisières de leur éducation classique, aient hésité à abandonner
l'identification grecque, seule sûre au début, seule familière plus
tard. Il n'est guère qu'une divinité qui, grâce à son vâhana et
bientôt à ses bras et têtes multiples, ait réussi à leur forcer la
main. Dès Gondopharès, sous la pression de l'analogie des types
subséquents de Kadphisès, ils cessent de désigner à la mode hellé-
nique le Poseidôn d'Antimaque pour l'appeler Çiva, en attendant
de lire son nom Oèso sur les pièces de Kaniṣka (5). Mais, dira-t-on,