国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0196 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 196 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000285
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

quoique nous n'en soyons pas tout à fait sûr (car enfin ces derniers
des Indo-Grecs régnaient du côté indien de l'Hindou-Koush), que
pour les graveurs de Philoxène et d'Hippostratos elle figurât encore
une Dèmèter ou une Tychè (pl. III, 12 et 18) : mais sur les pièces
de Kaniṣka et de Huviṣka, l'appellation iranienne d'Ardochṣo (1), que
la légende en lettres grecques lui assigne, atteste sa transformation
en une Fortune orientale (pl. V, 14). Cette métamorphose, à laquelle
toutes les conditions historiques conspiraient, ne daterait-elle pas de
ces Indo-Parthes sur les monnaies desquels nous la voyons juste-
ment paraître sous la forme la plus voisine de nos sculptures ?
Peu importe d'ailleurs le nom sous lequel l'aurait officiellement
désignée la chancellerie de ces princes : le seul qui nous intéresse
ici est celui que leurs sujets bouddhiques lui attribuaient, du
Gandhâra jusqu'à Taxile. Or il est bien clair que pour eux, moins
encore que pour nous, la déesse des figures 386-389 n'est ni
Dèmèter ni Ardochṣo : dès lors il devient infiniment vraisemblable
qu'à leurs yeux celle de la pl. IV, 7, son exact pendant, ait été
aussi une Hâritî (2).

Seulement tout s'enchaîne, et la vraisemblance de cette hypo-
thèse vient étayer celle de la conjecture identique dont Pañcika a
tout à l'heure fait l'objet. Et qu'on n'aille pas croire que la numis-
matique ne crée ainsi entre la déesse au modius et à la corne