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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0272 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 272 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

de servir d'intermédiaire entre les dieux et les hommes et officient
comme chapelains (purohita) pour le compte du roi ou de ses
sujets; soit qu'ils se fassent anachorètes des bois (vāna-prastha(1)) et
se retirent pour mener au fond des ermitages une vie de macéra-
tions et d'études; soit enfin que, dans un esprit de renoncement
encore plus sublime, ne gardant même plus un toit pour abriter
leur tête, ils courent les grands chemins en qualité de parivrajaka.
Dans ce dernier cas, il est bien clair qu'ils donnent l'exemple aux
çramanes eux-mêmes. Quelque part que les autres classes, et
notamment celle des ksatriya, aient prise au mouvement qui
poussait alors les «fils de famille» vers les ordres monastiques,
nobles et bourgeois ne font qu'entrer dans une carrière où les brah-
manes les avaient déjà précédés. Les Bouddhistes sont les premiers
à proclamer cette priorité dans toute leur phraséologie. C'est par
le mot de pravrajyā qu'ils désignent leur propre ordination, et par
celui de brahmacarya l'observance de leurs vœux de chasteté et de
pauvreté; et même après qu'ils se sont approprié le vieux terme de
bhikṣu et ont créé leur modèle du saint arhat, le nom de brahmane
reste pour eux l'expression la plus haute du religieux idéal(2). Entre
le parivrajaka et le bhikṣu, l'«errant» et le «mendiant», qui
d'ailleurs étaient tous deux et à la fois l'un et l'autre, il n'y avait
évidemment qu'une ligne de démarcation plus théorique que
pratique. Aussi ne faudrait-il pas ranger ici sous la rubrique brāh-
maṇa tous les religieux qui sont brahmanes par la naissance, car on
comptait nombre de ces derniers parmi les disciples du Buddha, à
commencer par les deux plus grands. Nos textes entendent seule-
ment ceux qui, nés dans la caste brahmanique, persistaient en
outre et avant tout à se réclamer de l'autorité des «Trois Védas»,
et, subsidiairement, continuaient soit à pratiquer quelques rites
tels que l'entretien du feu sacré, resté cher aux anachorètes, soit