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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0283 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 283 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

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l'Asie centrale (fig. 533-534), seulement agrémenté de curieuses
molletières en peau de léopard (1); et non content d'émigrer si
loin, il y a encore traîné après lui sa petite cabane de roseaux
caractéristique (fig. 535; cf. fig. 189), tel sa coque un escargot.
Au Turkestan on dirait même que son usage a été encore généra-
lisé et qu'il aurait été abusivement étendu à tous les religieux
hétérodoxes, tant brahmanes que Tîrthyas : il est vrai que ce der-
nier mot semble parfois servir dans les textes à désigner indistinc-
tement tous les moines qui ne sont point bouddhistes.

Les TÎRTHYA. — Par bonne chance nos artistes, à même d'ob-
server de près l'infinie variété de la vie, ne sont pas tout à fait
aussi simplistes : peut-être le sont-ils encore à l'excès et moins sou-
cieux que ne le souhaiterait notre légitime curiosité d'une exactitude
rigoureuse dans la représentation distincte des diverses sectes. Sur
ce point leurs œuvres laissent soupçonner de regrettables flotte-
ments et ceux-ci n'ajoutent rien, comme on pense, à la clarté des
choses. A l'occasion du Pari-nirvâṇa par exemple, la légende nous
parle tour à tour de deux religieux non bouddhistes. L'un est le
parivràjaka Subhadra qui, lui-même in extremis, se convertit au
Buddha mourant ; l'autre est l'Âjîvaka, par qui Mahâkâçyapa fut
avisé de la mort de son Maître. Or il semble bien que nous aperce-
vions le premier, après sa transformation en moine bouddhiste
achevée, toujours accroupi en méditation devant le lit de mort du
Bienheureux (fig. 277-282) ; d'autre part nous n'avons aucune
hésitation à reconnaître l'Âjîvaka, d'accord avec les renseignements
des textes, dans l'ascète complètement nu debout aux côtés de
Mahâkâçyapa sur les figures 277-279. Mais voici où les difficultés
commencent. Au pied du Buddha expirant (fig. 281), enseveli
(fig. 284) ou mis en son cercueil (fig. 285-286), se tient un troi-