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0287 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 287 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

double personnage, nous montrerons du doigt les traces qui en
subsistent sur les bas-reliefs: comment par exemple Subhadra,
même devenu moine, garde encore parfois la tête couverte
(fig. 279 et 437) et comment le trépied presque constamment
ouvert à côté de lui (fig. 277, 279, 281-282, 437) et une fois
même fermé dans sa main gauche (fig. 284), au lieu d'être, ainsi
que nous l'avions d'abord pensé, un accessoire pittoresque ou tout
au plus une allusion à la maladie du Maître, se découvre le laksaṇa,
ou signe de reconnaissance, du parivrâjaka converti. Peut-être même
saisissons-nous dans cet attribut l'origine de la confusion qui s'est
finalement introduite entre le parivrâjaka vêtu et l'âjîvaka nu :
car il semble que les ascètes de cette dernière secte arboraient
également comme insigne le triple bâton⁽¹⁾.

On trouvera peut-être ces explications fort embrouillées : c'est
que les bas-reliefs le sont aussi, et nous ne pouvons compter cette
fois encore que sur le hasard de nouvelles trouvailles pour achever
de démêler les intentions ou de surprendre les étourderies de nos
sculpteurs. La spécification même de l'ascète nu n'est pas aussi
simple qu'on pourrait croire et varie selon les épisodes au gré des
textes. L'absolue nudité n'était nullement le privilège des Âjîvakas,
disciples du sophiste Maskarin Goçâliputra ; ils le partageaient avec
ceux de Pûraṇa Kâçyapa et certaines sections au moins des Nir-
granthas ou Jains, dont l'une porte toujours le nom significatif de
Digambara. Peut-être même cette variété de religieux subsiste-
t-elle dans les régions écartées de l'Inde. Il nous est difficile d'ima-
giner qu'ils aient pu être un objet d'édification. Pourtant Bernier,
qui en a encore souvent vu « passer ainsi tout nus effrontément au
milieu d'une grande bourgade », convient qu'il admirait « comment
les hommes, les femmes et les filles les regardaient indifféremment
sans s'émouvoir non plus que quand on voit passer quelques ermites
par nos rues, et comme les femmes leur portaient même l'aumône