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0294 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 294 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

Mais qu'on ne vienne pas dire que, au costume près, rien ne dis-
tingue un moine bouddhiste d'un de ces Tirthyas qui se rasent
également la tête. Il y a un moyen certain de distinguer un Bhikṣu
déshabillé d'un Ājivaka nu. Du moins le policier qui rencontre
dans la forêt des Bhikṣus dépouillés de leurs vêtements par des
brigands et attachés en cet état à des arbres, n'a-t-il aucune hési-
tation à les reconnaître pour ce qu'ils sont, grâce à ce signe par-
ticulier qu'ils ont l'épaule droite noircie par le soleil et plus brune
que le reste de leur corps⁽¹⁾. C'était, en effet, leur coutume dans la
vie réelle que de laisser cette épaule à découvert. Cette façon de se
draper est au contraire assez rare dans l'école du Gandhâra : elle ne
se montre ainsi ses moines que dans des scènes de culte (fig. 22, 216,
217) ou lors d'un dîner en ville⁽²⁾ (fig. 241, 262). Ce n'est guère
que dans cette dernière occasion, que nous leur voyons
leur vase à aumônes à la main (cf. cependant fig. 141, 256a et
434d) : et il est encore plus rare que, tel Mahâkâçyapa sur les
figures 279 et 280, ils tiennent à la main le long bâton, dit
khakkhara ⁽³⁾, qui leur servait, soit en voyage pour aider leur
marche, soit pendant leurs quêtes pour écarter les chiens ou attirer
au besoin l'attention distraite des hommes : à cet effet il était sur-
monté d'un cercle de métal où tintaient quelques anneaux.

Comme bien on pense, ce ne sont pas les représentations de
moines qui manquent sur nos bas-reliefs. A partir de la Première
prédication, dont le résultat immédiat fut justement de jeter les
bases de l'ordre ⁽⁴⁾, il n'est presque plus de scène de la carrière du