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0296 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 296 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

resse ici. Il en est cinq, entre tous, dont Açoka visite le stûpa au
cours de sa grande tournée de pèlerinages. A ceux de Çâriputra, le
« général de la loi » et « le premier des sages » ; de Maudgalyâyana,
« le premier de ceux qui ont des pouvoirs magiques » ; de Mahâ-
kâçyapa, « le premier de ceux qui savent se contenter de peu », il
fait une aumône d'un lakh (cent mille) ; à celui de Vatkula, « le
premier de ceux qui n'ont pas à se donner de peine », il n'alloue,
pour cette raison même, qu'un liard ; mais quand il en arrive à
celui d'Ânanda, son offrande est d'un crore (cent lakhs, ou dix
millions). Les royales largesses — encore que leur somme ne
sous-entende probablement que ces petits coquillages qui servent
de monnaie et qu'on appelle caories — n'ont peut-être pas toutes
passé en maçonnerie : pourtant il ne semble pas qu'on ait jamais eu
l'idée d'en consacrer une partie à l'érection de statues. Fa-hien (1),
qui note encore de son temps le culte pieusement rendu dans les
monastères aux deux grands disciples et à Ânanda, ne parle tou-
jours que de stûpa.

Il y a toutefois un point à retenir dans l'anecdote relative au
pèlerinage d'Açoka. Vraie ou non, elle prouve l'exceptionnelle po-
pularité dont jouissait Ânanda. On peut conjecturer qu'il la devait
moins à sa qualité de « premier de ceux qui ont beaucoup entendu »
la parole du Maître qu'à son nom de bon augure et surtout au fait
d'avoir pendant vingt ans pris personnellement soin du Bien-
heureux, portant son vase à aumône, veillant sur son confort et
son repos, organisant ses audiences, s'acquittant enfin de sa tâche
de serviteur attitré à la satisfaction générale. Tel est en effet le
certificat que lui aurait laissé en mourant le Buddha (2). D'autre
part les nonnes lui savent avec juste raison un gré infini d'avoir
intercédé près du Maître en faveur de leur admission dans la com-
munauté et continuent à nourrir, en tout bien tout honneur, pour