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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0300 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 300 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

dernière fois tout le monde. Mais si ce fragment raconte graphi-
quement la même légende que les pèlerins chinois (1), il faut avouer
que c'est aux récits de ces derniers qu'il doit son identification;
sans l'étrange détail du demi-squelette qui la corrobore, qui aurait
jamais osé certifier que ce moine fût Ânanda, alors même que se
serait mieux conservée l'expression souriante que le sculpteur
s'est efforcé de lui donner?

Ainsi donc, il semble bien que l'école du Gandhâra se soit con-
tentée en tout et pour tout, d'un unique type de moine, sans accep-
tion d'âge ni même, pourrait-on ajouter, de sexe. On n'a peut-être
pas assez remarqué jusqu'ici que le bhikṣu bouddhiste n'est pas moins
introuvable que le Buddha sur les bas-reliefs de la vieille école
indienne. En vain le cherchons-nous à Barlut et à Sânchi. Quand
enfin il se montre à Mathurâ (fig. 289) et à Amarâvatî (fig. 228),
il est en tout conforme à son prototype gandhârien, d'ailleurs
traité d'après nature. Désormais il reparaît, toujours pareil à lui-
même, aussi bien sur les sculptures du Boro-Boudour de Java
(fig. 517) que sur les peintures de Mirân dans le Turkestan
(fig. 536). Un peu plus tard, à Mourtouq et à Touen-houang,
nous apercevons déjà l'amorce de ces types de saints monastiques
que le vigoureux pinceau des peintres chinois allait bientôt
achever de fixer (2). Mais sans descendre jusqu'aux «seize», «dix-
huit (3)» ou «cinq cents» lo-han (arhat), il convient de s'arrêter un
instant devant les groupes décoratifs du défilé de Long-Men, où le
Buddha s'encadre entre deux moines (fig. 541). Après des hésita-
tions que reflètent les textes et que nous avons ailleurs relevées (5),