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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0308 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 308 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

teur de toutes les puissances mauvaises, un dispensateur des dic-
tames qui guérissent la douleur du monde, n'est-ce pas là l'évocation
de Phœbus-Apollon au même titre que du Buddha ? Le contesterait-
on qu'il n'en subsisterait pas moins ce fait d'évidence tangible :
c'est le type quelque peu efféminé de l'Apollon hellénistique (1) qui
a fourni l'étoffe dont furent faites les premières têtes du Buddha
(cf. fig. 446, etc.).

B. L'apport indigène. — Est-ce à dire que les Indiens n'avaient
rien de plus précis à donner comme indication à l'artiste ? Il est
certain qu'ils avaient au moins des données générales sur la forme
corporelle de leur idéal humain, et les textes bouddhiques nous ont
conservé une liste des 32 signes principaux et même des 80 signes
secondaires du « grand homme » (2). Malheureusement les savants
européens ne l'ont d'abord connue qu'à travers des traductions chi-
noises et tibétaines, et l'opinion s'est aussitôt accréditée que l'on avait
affaire à un catalogue en règle des caractères de la personne, et par
suite des images, du Buddha. Burnouf lui-même (3), qui se croit en-
core obligé de réfuter la thèse de W. Jones sur « l'origine africaine »
du Sauveur indien, a dû se placer, ne fût-ce que pour le déblayer,
sur le terrain des précédents exégètes. La critique pénétrante du
génial philologue nous dispense de l'y suivre aujourd'hui. A pré-
sent qu'il a fait place nette de toutes les divagations antérieures,