National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
|
|
Color Thumbnail -
Table of Contents -
Page Number -
Biliographic Information (Metadata) -
Caption -
Color Image -
Gray HighRes. Image -
Facing Pages -
Graphics -
| 0318 |
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 |
Citation Information
OCR Text
ou d'un microcéphale : ils ont une tête qui s'élargit en s'arrondi-
sant par en haut. C'est tout, ou du moins il n'y avait à l'origine rien
d'autre à chercher dans cette expression. C'est d'ailleurs ainsi que
le commentateur pâli persiste à l'entendre(1); et sans doute le saint
Upagupta n'aurait pu donner d'autre explication à Açoka lui-même :
car, de leur temps, il n'y avait pas encore d'images du Buddha.
Fort bien, dira-t-on; mais alors comment expliquerez-vous que
les sculpteurs gandhâriens aient pu prendre et nous donner le
change en traduisant graphiquement le terme d'uṣṇīṣa par une pro-
tubérance crânienne? — Il n'y a pas lieu de l'expliquer, pour la
bonne raison qu'ils n'ont jamais fait, ni songé à faire rien de pareil.
Leurs œuvres sont là pour témoigner de la pureté de leurs inten-
tions. Qu'on veuille bien se donner la peine de les regarder. Toute
leur initiative ne va qu'à décoiffer le Bodhisattva après son « départ
de la maison », et c'est le moins qu'on puisse faire à quiconque
prétend entrer en religion. Chacun sait en effet que, dans l'Inde
ancienne, la vie religieuse se menait sans chapeau comme sans toit
pour abriter sa tête. En quoi est-ce à présent leur faute si, le turban
une fois ôté (fig. 185 et 187) tout comme avant qu'il ne soit mis
(fig. 447), on aperçoit le nœud qui rassemble les cheveux sur le
sommet de la tête? C'est la mode indienne qui le veut ainsi(2). La
preuve que nos gens n'y entendent pas malice, c'est qu'ils ont
commencé par faire pour Nanda (fig. 234-237) ce qu'ils ont fait
pour son demi-frère Siddhârtha, et ils auraient agi de même pour
un prince quelconque. Toute la différence, répétons-le une fois
de plus, c'est que dans le cas du futur Çâkya-muni ils en demeurent
là, et qu'au lieu de faire tomber son chignon, ils n'ont souci que
de le traiter de la façon à leur gré la plus esthétique. En fait,
1
.
.
.
.
|
.
.
.
.
11
.
.
.
.
|
.
.
.
.
21
.
.
.
.
|
.
.
.
.
31
.
.
.
.
|
.
.
.
.
41
.
.
.
.
|
.
.
.
.
51
.
.
.
.
|
.
.
.
.
61
.
.
.
.
|
.
.
.
.
71
.
.
.
.
|
.
.
.
.
81
.
.
.
.
|
.
.
.
.
91
.
.
.
.
|
.
.
.
.
101
.
.
.
.
|
.
.
.
.
111
.
.
.
.
|
.
.
.
.
121
.
.
.
.
|
.
.
.
.
131
.
.
.
.
|
.
.
.
.
141
.
.
.
.
|
.
.
.
.
151
.
.
.
.
|
.
.
.
.
161
.
.
.
.
|
.
.
.
.
171
.
.
.
.
|
.
.
.
.
181
.
.
.
.
|
.
.
.
.
191
.
.
.
.
|
.
.
.
.
201
.
.
.
.
|
.
.
.
.
211
.
.
.
.
|
.
.
.
.
221
.
.
.
.
|
.
.
.
.
231
.
.
.
.
|
.
.
.
.
241
.
.
.
.
|
.
.
.
.
251
.
.
.
.
|
.
.
.
.
261
.
.
.
.
|
.
.
.
.
271
.
.
.
.
|
.
.
.
.
281
.
.
.
.
|
.
.
.
.
291
.
.
.
.
|
.
.
.
.
301
.
.
.
.
|
.
.
.
.
311
.
.
.
.
316
317
318
319
320
321
.
.
.
.
|
.
.
.
.
331
.
.
.
.
|
.
.
.
.
341
.
.
.
.
|
.
.
.
.
351
.
.
.
.
|
.
.
.
.
361
.
.
.
.
|
.
.
.
.
371
.
.
.
.
|
.
.
.
.
381
.
.
.
.
|
.
.
.
.
391
.
.
.
.
|
.
.
.
.
401
.
.
.
.
|
.
.
.
.
411
.
.
.
.
|
.
.
.
.
421
.
.
.
.
|
.
.
.
.
431
.
.
.
.
|
.
.
.
440
Copyright (C) 2003-2026
National Institute of Informatics
and
The Toyo Bunko. All Rights Reserved.