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0348 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 348 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

ravant il convient de compléter sur certains points accessoires
l'étude de la figure du Çâkya-muni et notamment d'examiner ses
principales attitudes et ses gestes favoris. Là où l'on ne dispose que
d'un seul type, sans attribut aucun, à partager entre des entités
diverses, les poses seront évidemment les seuls moyens vaillants
de différenciation.

Les postures. — Théoriquement, tout étant catalogué dans le
Bouddhisme, les attitudes (iryâpatha) possibles du Buddha sont
au nombre de quatre : debout ou assise, marchante ou cou-
chée(1). Pratiquement nous avons vu que cette dernière était ré-
servée pour le lit du Parinirvâṇa et que le Bienheureux ne s'éten-
dait que pour mourir. D'autre part la marche et la station droite
se confondent dans l'immobilité de nos statues, aux pieds toujours
peu écartés(2). Reste donc seulement à considérer l'attitude debout
ou assise. L'unique point à relever en ce qui concerne la première
est l'habitude, familière à l'art grec depuis Praxitèle, de faire por-
ter sur une jambe (d'ordinaire la gauche) la plus grande partie
du poids du corps et d'infléchir légèrement l'autre. Bien que ce
trait encore suffirait à prouver que l'influence hellénique a passé
par là. Nulle part au contraire — sauf une exception sur laquelle
nous aurons à revenir(3) — nous n'avons rencontré au Gandhâra
de ces statues du Buddha assises « à l'européenne », qui se montrent
si fréquemment plus tard. Ce n'est pas, bien entendu, que cette
façon de s'asseoir soit ignorée de l'école gréco-bouddhique : mais
elle la réserve aux laïques, hommes ou femmes (fig. 160-
162, 233, etc.), dieux ou Bodhisattvas (fig. 243, 76-79,
165-167, 408-410, etc.), ou encore aux ascètes brahmaniques
(fig. 150-151, 189-191). Nos bas-reliefs eux-mêmes n'assoient