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0362 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 362 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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La question de priorité entre les bas-reliefs et les statues. —
Cette affirmation est d'une portée trop générale et trop grosse de
conséquences pour pouvoir être avancée à la légère et ne pas appeler
quelques restrictions. Elle ne pose en effet rien moins que la ques-
tion de priorité entre les scènes figurées et les icones. Par laquelle
de ces deux catégories de productions l'école a-t-elle commencé à
manifester son existence ? Nombre de raisons se présentent aussitôt
à l'esprit qui militent en faveur de la première. Il y a d'abord un
fait bien connu, et qui semble, primâ facie, emporter l'affaire : nous
voulons parler du caractère avant tout narratif et pittoresque
qu'avait pris l'art hellénistique et, en particulier, l'art alexandrin.
L'artiste immigré d'Asie mineure ou d'Égypte serait par suite arrivé
en Bactriane et au Gandhâra, beaucoup mieux préparé par son
éducation d'atelier à conter des anecdotes qu'à façonner des types
de dieux, en un mot à sculpter des bas-reliefs que des statues.
Or ce que son client bouddhique indigène, tel que nous le con-
naissons, a dû de son côté lui demander d'abord, ce sont des
épisodes de la biographie et non des images de la personne du
Maître. De ces dernières il s'était déjà passé pendant tant d'années,
que, loin de supporter impatiemment leur absence, il devait
plutôt nourrir contre leur idée quelque sourde prévention. Au
contraire les sculptures de Barhut — si, au début du Ier siècle avant
notre ère, il est encore trop tôt pour parler de celles de Sânchi —
affirmaient déjà son goût pour les récits sur pierre. Enfin des deux
sortes d'édifices qu'élevait sa piété, nous savons que le stûpa l'em-
portait en ancienneté comme en mérite sur le vihâra-chapelle(1).
L'érection d'un temple ne se conçoit d'ailleurs que du jour où l'on
a une idole à y loger. Au contraire les parois toutes prêtes des
grands reliquaires massifs n'attendaient que de voir leur nudité
rehaussée par des frises déroulant des scènes légendaires. Bref,
toutes les vraisemblances sont pour que les bas-reliefs aient précédé