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0397 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / Page 397 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000285
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L'influence du Mahâyâna sur l'école. — Telle est la question
que dès 1890 M. Senart avait grand'raison de poser dans le
Journal asiatique(1). Nous y avons jadis répondu sans hésitation par
l'affirmative(2) : la jeunesse a de ces témérités. Assagi par l'âge,
nous n'en voudrions plus jurer aujourd'hui avec autant d'assurance.
— Mais, dira-t-on peut-être, quel scrupule nouveau vous retient?
Si, comme à l'ordinaire, ces textes peuvent seuls en décider, il
n'en manque pas où s'étalent de bonne heure les croyances mahâ-
yâniques. Déjà le Lotus de la Bonne Loi, tout en célébrant les
louanges d'Avalokitêçvara et de Samantabhadra, semble accorder
la prééminence à un noble étranger venu de Chine, le prince
Mañjuçrî(3). D'autre part, le Sukhâvatî-vyûha place aux côtés du
Buddha Amitâbha, en qualité de principaux acolytes, Avaloki-
têçvara et Mahâsthâma. Or s'il est vrai que ce sûtra ait été traduit
en chinois dès 252 et peut-être même entre 147 et 186 de notre
ère, il remonte à une époque où nous n'avons aucune raison de
penser que l'art du Gandhâra eût déjà perdu toute faculté
créatrice(5). . . — D'accord; mais nous ne pouvons toutefois nous
empêcher d'être frappé du fait que ces ouvrages ne demandent à
être cités que dans l'occasion présente : jamais encore nous n'avons
véritablement éprouvé le besoin d'y recourir. D'autres, incontesta-
blement plus anciens, tels que le Mahâvagga, le Mahâvastu, le
Divyâvadâna, le Lalita-vistara, etc., nous ont toujours suffi jusqu'à
présent pour expliquer ou commenter nos sculptures : pourquoi
irions-nous chercher le commentaire des images ailleurs que celui