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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0398 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 398 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

des bas-reliefs ? Sous quel prétexte nous adresser pour les pre-
mières à des textes où nous n'avons rien à glaner pour les
seconds (1), et de quel droit creuser contre toute apparence un
fossé, et même un schisme, entre deux catégories d'œuvres éma-
nant de la même école et dont nous avons reconnu l'étroite pa-
renté ? D'ailleurs, à deux reprises différentes, à propos des Bodhi-
sattvas comme des Buddhas, nous avons cherché de tous nos yeux
la preuve concrète et démonstrative de l'intronisation sur nos
monuments des personnages mahâyâniques : or c'est à peine si
nous y avons relevé quelques indices de leur prochain avène-
ment. L'impression s'est irrésistiblement imposée que nous ne
dépassions pas la période flottante des origines de l'iconographie
bouddhique. Le panthéon, dont ces stèles votives et les images
isolées sont en train de doter le Bouddhisme, n'est encore, pour
ainsi dire, qu'à l'état de nébuleuse. Tout au plus apercevons-
nous, se détachant plus nettement au milieu de cette masse mou-
vante et confuse, les sept Buddhas du passé et un Maitreya déjà
formés, peut-être un Dhyâni-Buddha (Amitâbha) et un autre Bo-
dhisattva (Avalokitéçvara) en voie de formation : actuellement le
reste n'est pas susceptible d'être distingué ni encore moins nommé
avec l'ombre d'une certitude. . . Faites à présent le bilan de cet
inventaire. Çâkya-muni, ses six prédécesseurs et son successeur
présomptif, tout cela est à inscrire au compte de la vieille
Communauté ; c'est seulement le reste, à savoir les Dhyâni-
Buddhas et les Dhyâni-Bodhisattvas, qui constituent proprement
l'apport spécial de la nouvelle doctrine. Puisque ces dernières
figures sont inconnues de l'école gandhârienne ou à peine esquis-
sées par elle, c'est donc que celle-ci a longtemps, sinon toujours,
ignoré le Mahâyâna.

A la vérité, il convient de se rappeler que les fouilles n'ont