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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0404 L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2
ガンダーラのギリシャ仏教美術 : vol.2
L'art Greco-Bouddhique du Gandhâra : vol.2 / 404 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000285
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OCR読み取り結果

bel et bien un ancien Buddha, collègue du nôtre, qu'il nomme
Prabhûta-ratna, et qu'il fait voyager avec son stûpa à travers les
univers afin de rendre une solennelle visite à cette terre. Or tel
sera désormais, ainsi que les inscriptions l'ont appris à M. Cha-
vannes, le sens de ce tête-à-tête de Buddhas sur les stèles comme
sur les sculptures rupestres de la Chine⁽¹⁾. Mais pourquoi s'attarder
à de simples détails? Même à ne lire l'Amitâyur-dhyâna-sûtra qu'à
travers la traduction de la version chinoise, il est bien clair que
cette extravagante spéculation iconographique a justement pour
base quelqu'une de ces représentations du «Grand Miracle de
Çrâvastî», où l'image centrale, assise sur le lotus miraculeux au
milieu de sa cour de divinités, s'irradie de Buddhas magiques
(cf. fig. 78-79 et 484). Ces compositions — elles-mêmes, ne l'ou-
blions pas, d'une époque relativement assez basse : nous les date-
rons tout à l'heure au plus tôt du IIe siècle de notre ère — ont
fourni aux écrivains les premiers éléments de la description du
fameux paradis d'Amitâbha, dans la Terre-Fortunée de l'Ouest,
cette Atlantide de l'Inde. A leur tour, les représentations de ce
Dhyâni-Buddha et de son ciel continueront à reproduire dans la
Haute-Asie, en dépit de la prolixité des peintures comme à la faveur
de la sobriété des sculptures, les lignes générales des figurations
gandhâriennes du Mahâ-prâtihârya : et c'est pourquoi sur le groupe
de la figure 566, si pareil à ceux des figures 405-407, l'hôte du
lotus central reçoit de la dévotion japonaise le nom d'Amitâbha.

L'influence de notre école sur les conceptions et sur l'imagerie
même du Mahâyâna peut donc être acceptée comme certaine⁽²⁾ :
mais si le cas que nous venons de citer est topique, il faut recon-
naître qu'il ne se traduit que par des résultats tardifs et lointains.