National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0032 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 32 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

doute qu'il y a une grande similitude, parfois une simili-
tude absolue entre les anciens caractères chinois et l'écriture
sumérienne, mais il ne s'ensuit pas nécessairement que les
uns dérivent de l'autre; ce sont résultats d'efforts parallèles.
Le Rév. C. J. Ball nous dit dans son introduction : « Nous
n'avons aucune raison de supposer que le système primitif
sumérien d'écriture a été l'invention d'un seul esprit ou
d'une seule génération »; il n'y a pas plus de raison de sup-
poser que le système chinois a été l'invention du même
esprit qui a créé le système sumérien; ils sont l'un et l'autre
le fruit de recherches qui ont pu être conduites indépendam-
ment les unes des autres. Lorsque la Chine a reçu sa pre-
mière forme d'écriture, la Babylonie avait depuis longtemps
abandonné son écriture primitive pictographique ou hiéro-
glyphique; d'autre part, il me paraît matériellement impos-
sible que des relations aient pu exister entre les deux
pays dans l'antiquité du monde telle que la science mo-
derne nous autorise de la concevoir maintenant. Rien ne
permet d'accorder à l'empire chinois une antiquité sem-
blable à celle que révèlent les monuments de la Babylonie
et de la Chaldée. Quand des fouilles systématiques auront
été entreprises en Chine, l'archéologie préhistorique nous
révèlera peut-être des relations dont l'existence ne nous
est pas encore prouvée, relations qui ne paraissent pas
pouvoir coïncider avec la période assignée à l'écriture su-
mérienne.
Gobineau. M. de Gobineau cherche aux Indes l'origine de la civili-
sation chinoise dont il n'accepte pas la haute antiquité :
« Rien n'infirme, tout appuie, au contraire, le témoignage
des lois de Manou, et il en résulte que la Chine, à une époque
postérieure aux premiers temps héroïques de l'Inde, a été
civilisée par une nation immigrante de la race hindoue,
kschattrya, ariane, blanche, et, par conséquent, que Pan-
kou, ce premier homme que, tout d'abord, on est surpris
de voir défini en législateur par la légende chinoise, était,
ou l'un des chefs, ou le chef, ou la personnification d'un
peuple blanc venant opérer en Chine, dans le Ho Nan, les
mêmes merveilles qu'un rameau également hindou avait,