National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0036 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 36 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

on les a livrés à l'ignorance qui n'en a pas su profiter ¹ ».
Il répétait encore (page 62) : « L'astronomie ancienne
& orientale n'offroit que les débris des découvertes d'un
peuple antérieur aux peuples connus les plus anciens ».
Bailly renouvelle cette déclaration dans sa première
lettre à Voltaire : « J'ai dit qu'en considérant avec atten-
tion l'état de l'astronomie à la Chine, dans la
Chaldée, nous y trouvons plutôt les débris que les éléments
d'une science (p. 18). » Insistant pour que Voltaire croie à
« son ancien peuple perdu », Bailly étudie successivement :
« les Conformités des peuples anciens dans les sciences; que
ces conformités ne sont point le produit de la communica-
tion; que ces conformités ne tiennent point essentiellement
à la nature, elles naissent d'une identité d'origine entre
tous les anciens peuples, & sont les restes des institutions
d'un peuple plus ancien. » Et il arrive à ces conclusions :
« Cet ancien peuple a eu des sciences perfectionnées, une phi-
losophie sublime et sage; cet ancien peuple paraît avoir
habité dans l'Asie, vers le parallèle de 49°. Il semble que la lu-
mière des sciences et la population se soient étendues sur la
terre, du nord au midi ². »
Bailly entrera dans un domaine de pure fantaisie en di-
visant l'Asie en deux parties par une ligne tantôt naturelle,
tantôt artificielle : « Je vois donc le mur & les palissades de
la Corée, la Grande Muraille de la Chine, le rempart de Gog,
les portes Caspiennes du Caucase, ouvrages de l'art, se
joindre aux montagnes escarpées, aux fortifications de la
nature pour former une vaste circonvallation, qui sépare le
midi d'avec le nord de l'Asie. » ³
Le philosophe de Ferney admet d'ailleurs la possibilité
de l'existence de peuples anciens civilisés antérieurs à ceux
que nous connaissons : « Il est possible, dit-il, que longtemps