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0071 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 71 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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mencement de l'année variait suivant les Empereurs;
sous Houang Ti, elle commença au 3e mois; sous les Chang
avec le 2e; sous les Tcheou avec le 1er; sous T'sin Che
Houang Ti avec le 12e.

Le Tchou chou Ki nien nous apprend que Houang Ti régla
le premier la forme du bonnet et des vêtements impériaux
qui, courts jusqu'alors, devinrent longs. Dans la 50e année
de son règne parut l'oiseau foung (le foung houang et
phénix chinois).

« L'empire, sous le règne de Houang Ti, nous dit le
T'oung Kien Kang mou (I, pp. 21-2), s'étendoit au nord
jusqu'à la montagne Tsiang chan, qui est dans le territoire
qu'on appelle aujourd'hui Ngan Sou hien, dépendant de
Pao Ting fou de la province de Pe Tche-li; au sud, jusqu'au
grand fleuve Kiang; à l'est jusqu'à la mer, et à l'ouest
jusqu'à la montagne Koung Toung Chan, qui est dans le
territoire qu'est aujourd'hui la ville de Sou Tcheou, dans
la partie la plus occidentale de la province de Chen Si.
Jusqu'alors le peuple s'était dispersé çà et là, sans ordre,
se plaçant où il jugeait à propos, sans se fixer dans aucun
canton. Houang Ti voulut former des villages, des villes
& des provinces. Il ordonna que tous ses peuples seroient
rangés sous différentes classes, dont seroient composées
les provinces : ces classes, au nombre de six, étoient :
le Lin qui devoit être composé de huit familles; le Pong
de 24, le Li de 72, le Y de 360, le Tou de 3600 et le Sse de
36.000; l'empire étant ensuite divisé en tcheou ou en pro-
vinces, chaque province devoit être composée de 360,000
familles. Houang Ti établit partout des officiers pour veiller
sur la conduite du peuple, et ces officiers étoient subor-
donnés les uns aux autres; savoir, ceux des Lin à ceux
des Pong; ceux-ci à ceux des Li, & ainsi des autres, jus-
qu'à ceux des tcheou, ou gouverneurs des provinces, qui ne
devoient rendre compte de leur administration qu'à la Cour ».

Houang Ti mit aussi de l'ordre dans son armée en
employant le premier des étendards; il était bienveil-
lant pour son peuple, mais impitoyable pour les rebelles,
ainsi qu'il le montra à l'égard de Tch'e Yeou. Sa femme