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Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0187 |
Histoire Générale de la Chine : vol.1 |
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M. Emile Guimet a voulu trouver aux Indes la source
des inspirations de Lao Tseu :
« Il était bibliothécaire chez le prince de Tcheou, il avait
beaucoup lu, et, partant, beaucoup retenu. Il avait dû
trouver des traductions de livres brahmaniques et djaïni-
ques dont les conceptions, germes du bouddhisme, étaient
venues dans son esprit s'ajouter aux croyances natives; de
là, cette préoccupation d'idées métaphysiques inconnues
jusqu'alors aux philosophes chinois. »
Il ajoute :
« En somme son système était simple; il admettait l'idée
brahmanique de l'âme universelle d'où jaillissent, pour les
naissances, toutes les âmes et où retournent, après la mort,
toutes les âmes.
» Il admettait encore l'idée bouddhique de la rétribution,
en ce monde, des récompenses et des punitions, et cela sans
aucune intervention divine, par la force de la cause et de
l'effet, dont les résultats, avec la sûreté d'une loi mathéma-
tique, physique ou chimique, font que l'acte bon produit
le bien, l'acte mauvais, le mal.
» Mais notre sage pensa que ses contemporains auraient
quelque peine à concevoir ces thèses philosophiques et il les
expliqua au moyen de développements délayés dans des
redites, qu'il fit mystérieuses pour les rendre importantes;
et le livre qui en résulte est bien pénible à lire 1 ».
Parlant du Tao comme principe substantiel formant la
règle de tous les êtres, Harlez avait déjà écrit : « La même
conception régnait dans l'Inde où nous la voyons désignée
par le mot dharma, « loi, principe régulateur supportant
toutes choses », de dhar, « supporter, tenir droit et ferme »,
comme l'indique l'origine de ce mot, dharma, que les boud-
dhistes identifièrent à la divinité 2 ».
M. Guimet espère que le lecteur aura reconnu que dans
son livre Lao Tseu « s'est certainement inspiré des philo-
sophes de l'Inde 3 ». Assurément les rapprochements de
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