National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0194 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 194 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

nommé *Tou-koung*, des vêtements, un jupon carré, des sou-
liers de cinabre ¹ ».
Fidèle à l'ordre de son Maître, Tchang, à l'aide de 36.000
génies qu'il appela à son secours, triompha des six grands
démons, mais l'époque fixée par Lao Tseu lui-même, mille
jours après leur entrevue, pour que son disciple prenne
place au Palais des Génies, *Lan Yuan*, approchait. Tchang
fit alors venir son fils Heng, lui remit ses livres et ses épées
pour chasser les hérésies et les démons et il ajouta : « Que
de génération en génération, les fils continuent mon pontifi-
cat ; que nul, s'il n'est le fils ou le petit-fils de mes descen-
dants, à quelque degré que ce soit, ne soit appelé à l'héré-
dité ² ! »
Ainsi fut créée la hiérarchie des prêtres taoïstes.
« Le septième jour du premier mois de la deuxième année
Young-cheou (éternelle longévité) de l'empereur Heng, des
Han (157 de notre ère), à midi juste Tao-ling réunit sur la
montagne des Nuages *(Yun Chan)*, sa femme, madame
Young, et ses disciples Tchao Cheng et Ouang Tchang, et
de là s'éleva en plein jour au ciel avec eux. Il avait alors
cent vingt-trois ans. Longtemps ses disciples qui avaient
tenu à faire leurs adieux aux voyageurs, restèrent à regarder
en l'air, mais Tao-ling et les siens avaient disparu parmi les
nuages ³ ».
On ne me pardonnerait pas de ne pas donner le portrait
de cet illustre philosophe tel qu'il est représenté par un
auteur chinois :
« Son corps avait neuf pieds deux pouces de long ; ses
sourcils étaient hirsutes ; son front, large ; son crâne, rouge
comme le vermillon ; ses prunelles, vertes. Il avait un gros
nez et des joues anguleuses ; ses yeux étaient triangulaires ;
des cornes étaient cachées sous son crâne ; ses mains pen-
dantes dépassaient le genou. Il s'asseyait avec la majesté
du dragon et marchait avec la dignité du tigre. Tous ceux
qui le regardaient le trouvaient plein de noblesse ⁴ ».