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0217 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 217 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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si l'on jette les yeux sur une mappemonde chinoise, on
verra en effet que pour ses habitants, la Chine occupe le
centre du Monde qui se compose d'un Continent ou plutôt
d'une grande île centrale. Elle est baignée par une mer
intérieure remplie d'îles et qui a pour limites un cercle de
terre qui est censé représenter les deux Amériques. Une
seconde mer forme la ceinture du monde; dans cette grande
mer extérieure, trois îles : à droite, Lieou p'ochan et l'arbre
Fou Sang au Soleil Levant; à gauche, la montagne Man
au Soleil Couchant; au bas Ho Chan, au centre, sur terre,
entre deux fleuves, dans un cercle entouré de murailles
Tchoung Youen, nom ancien de la province de Ho Nan,
donné à tout l'Empire du Milieu, Tchoung Kouo. Les deux
plus anciens spécimens de la cartographie chinoise parais-
sent être deux cartes gravées sur pierre conservées dans
le musée épigraphique de Si Ngan fou appelé Pei Lin,
la « Forêt des Stèles »; elles remontent à l'année 1137 de
notre ère; M. Chavannes les a décrites dans le Bulletin
de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (1903).
D'autres désignations sont poétiques : Tchoung Houa
Kouo, l'Empire fleuri du Milieu, ou simplement Houa
Kouo, l'Empire fleuri, ou Houa Yen, Langage fleuri; quel-
ques-unes se rapportent aux anciennes dynasties : Houa
Hia, d'après la première dynastie; Han Jen ou Han Tseu,
hommes ou fils de Han, d'après la dynastie des Han;
T'ang Jen ou T'ang Chan, hommes ou montagnes de T'ang
d'après la dynastie T'ang. C'est ce nom de T'ang Chan que
les Chinois des Indes néerlandaises donnent à leur pays :
ce qui semblerait démontrer que les Chinois ont émigré
dans les îles de la Sonde beaucoup plus tôt qu'on ne le
pense généralement.
Le prince Hou Haï, âgé de douze ans suivant Se-ma
Ts'ien, de vingt et un ans suivant d'autres, ce qui est pro-
bable, remplaça son père sur le trône et fut le Second
Empereur, Eul Che Houang Ti. « Il était une tête d'homme
avec le cri d'une brute. Sans prestige, il ne sut pas com-
battre le mal; sans vertu réelle, il se perdit non sans cause.
Quand on s'opposa à lui, il ne put se maintenir; sa perver-