National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0266 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 266 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

est raconté pour la première fois dans la préface du Sutra
en 42 articles, postérieure à cet ouvrage; elle remonterait
aux dernières années du IIe siècle, par conséquent long-
temps après le règne de Ming Ti; le Meou tseu li kan, traité
d'apologétique en forme de dialogue, de la fin aussi du IIe siè-
cle, ajoute au récit de la préface du Sutra en 42 articles des
traditions inconnues à celui-ci, relatives à des statues du
Buddha rapportées de l'Inde et à la fondation par l'empe-
reur du Po-ma se, le premier monastère bouddhique de
Lo Yang. « Enfin, dit M. Maspero, au IVe ou au Ve siècle,
la légende se précise encore : on découvre que les ambas-
sadeurs de Ming Ti avaient ramené deux moines hindous,
dont on connaît les noms; on sait qu'ils ont transporté leurs
livres sur le dos d'un cheval blanc; enfin on a appris que les
portraits exécutés par ordre de Ming Ti étaient la copie de
celui qu'avait fait jadis le roi Udayana et que les deux
moines hindous avaient apporté Le Ming siang ki, le
premier, nous donne la légende dans tous ses détails, sur
la fin du Ve siècle. » M. Maspero conclut : « En somme,
l'histoire traditionnelle de l'introduction du bouddhisme
en Chine repose toute entière sur quelques légendes pieuses
de la fin du IIe siècle. L'autorité des histoires dynastiques
qui l'ont acceptée, le Heou Han chou, le Wei chou, le Souei
chou, ne doit pas faire oublier la faiblesse des sources. Il est
important de constater que, juste à l'époque où Meou-
tseu écrivait, le Wei lio racontait l'introduction du boud-
dhisme en Chine de façon toute différente et sans la moindre
allusion à l'empereur Ming. Il est malheureux que la source
du Wei lio soit inconnue : peut-être son récit n'est-il pas
plus authentique. Du moins rend-il mieux compte des faits
connus ».
L'ambassadeur de Ming Ti serait revenu à Lo Yang le
22 janvier 68, or nous savons que dès 65, il y avait des
bouddhistes au Kiang Sou.
On avait déjà placé l'introduction du bouddhisme en
Chine à diverses dates du IIIe siècle avant notre ère. Le
passage suivant du traité sur les Sacrifices Foung et Chan
dans le Che ki de Se-ma Ts'ien avait suggéré à l'ingénieux