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0267 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 267 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Terrien de Lacouperie ¹ l'idée que des missionnaires boud-
dhistes se trouvaient en Chine en 219 av. J.-C. sous l'empe-
reur Che Houang Ti : « Ensuite Che Houang se rendit à
l'Est sur le bord du Po Hai (golfe de Pe Tche-Li) et y accom-
plit les rites. Il sacrifia aux montagnes célèbres, aux grands
fleuves et aux huit dieux. Il envoya chercher les hommes
saints qui sont Sien men et ses compagnons ² ». Terrien
avait vu dans sien men une transcription chinoise de çra-
mana, cha man, un bonze bouddhiste; ce qui le confirmait
dans cette opinion c'est une légende bouddhiste rapportée
par le Fan youen tchou lin et autres ouvrages très posté-
rieurs à l'ère chrétienne, d'où il ressortait qu'en 217 des
bonzes bouddhistes sous la conduite du cha man Li fang
arrivèrent à Lo Yang, la capitale, et que d'abord persécutés,
ils furent ensuite remis en liberté par ordre de l'Empereur.
Déjà Landresse, dans son introduction à la traduction
du Fo kouo ki de Rémusat (p. xxxviii), avait raconté la
légende de l'introduction du bouddhisme en Chine :
« Un Samanéen, nommé Che Li Fang, paraît être le pre-
mier missionnaire bouddhiste qui soit venu des contrées
occidentales à la Chine pour y répandre sa religion. Il arriva
dans le Chen Si l'an 217 avant notre ère; ainsi, cette pro-
vince qui passe pour avoir été le siège du gouvernement
des premiers souverains de la Chine, et où l'on a des raisons
de croire que la civilisation chinoise a pris naissance, fut
aussi celle qui, la première, connut le Bouddhisme. Che li
fang était accompagné de dix-huit religieux et avait avec
lui des livres sacrés. Sous Ngaï Ti, de la dynastie des Han,
la première année youan cheou (2 av. J.-C.), d'autres livres
furent apportés par I Tsun keou, envoyé des Gètes; et vers
le même temps, le roi de ce pays ordonna à un savant dis-
ciple de la secte de Buddha, nommé King lou, de se rendre
dans l'Inde pour y étudier les préceptes. A cette époque,
disent les historiens chinois, les sectateurs de Bouddha
étaient répandus partout sur nos frontières; leur doctrine
était connue dans l'empire, mais on n'y croyait pas ». Ainsi