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0275 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 275 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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et les Seres et les Indiens, qui habitent sous le soleil même,
apporter avec des gemmes et des perles, des éléphants
qu'ils traînaient au milieu de leurs autres présents; ils
faisaient surtout valoir la longueur de leur voyage, qu'ils
avaient mis quatre ans à achever; la couleur seule de ces
hommes indiquait qu'ils venaient de sous un autre ciel ».
Il n'y a rien d'impossible à ce que des Seres aient visité
Rome individuellement, probablement comme marchands,
venant de l'Inde ou de la Bactriane; à mon avis Rome a
entendu parler de la Chine par la Bactriane; les Annales
chinoises citent une ambassade sous Wou Ti (140-86 av. J.-C.)
envoyée au Ngan Si (royaume des Parthes) et une ambassade
en réciprocité par ceux-ci qui apporta de gros œufs d'oiseaux
et des jongleurs de Likan, mais ne disent rien d'ambassade
au Ta Ts'in; elles déclarent positivement que Kan Ying en
98 ap. J.-C. a été le premier Chinois qui soit allé aussi loin
que le T'iao Tche vers l'ouest ¹. La seule mission officielle
qui aurait pu se rendre en Chine du Ta Ts'in directement
est celle de Ts'IN LOUEN, un marchand syrien, qui était
arrivé à un port de Cochinchine (226) et avait été envoyé à
Ti, empereur de Wou (222-252 ap. J.-C.), l'un des Trois
Royaumes, auquel il donna des renseignements sur son pays.
« L'empereur chargea un de ses fonctionnaires, LIEOU HIEN,
originaire de Tche Kiang, d'accompagner Ts'in Louen à son
voyage de retour avec vingt nains mâles et femelles du
Kiang Nan; Lieou Hien mourut en cours de route et Ts'in
Louen retourna chez lui ² ».
La soie était la cause du grand intérêt que Rome pre-
nait au pays des Seres. Ptolémée, grâce aux renseigne-
ments donnés à MARIN de Tyr par le marchand macédo-
nien MAËS TITIANOS, nous indique la route que suivait la
soie : elle conduisait de Hierapolis, sur l'Euphrate, par
Hekatompylos, Aria et Margiana (Merv), à Bactres, puis
au nord au district montagneux de Komedi qui sépare
l'Oxus de la rivière de Wakhshab et de Karategin, aux
pâturages du plateau de l'Alai, et quittait le bassin de