National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0332 |
Histoire Générale de la Chine : vol.1 |
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Tchams faisaient des incursions en territoire chinois, pillant
et massacrant les habitants; à l'automne de 420, Tou
Houei-tou marcha contre eux et leur infligea « une san-
glante défaite : la moitié de leur armée resta sur le terrain.
Ils offrirent comme gage de leur soumission, de grands
éléphants domestiques, de l'or, de l'argent et du coton ¹ ».
En 421, Wou désigna son fils Lieou Yi-Fou comme prince
héritier et pour supprimer un rival possible, il fit étouffer
à la 9e lune, le malheureux Koung Ti qui n'avait que
36 ans et n'échappa pas au sort qu'il avait cherché à éviter
en abdiquant. Son meurtrier lui survécut peu : Wou mourut
en effet, à la cinquième lune de l'année suivante (422), à
60 ans; malgré ses crimes, on a fait de ce prince un éloge
pompeux qui me paraît singulièrement exagéré.
« C'était un prince né avec les plus grandes qualités et
avec des inclinations supérieures à sa naissance. Brave sans
ostentation, sévère sans dureté, il fut également habile
dans la guerre et dans le conseil sans tenir à son sentiment
d'une manière trop opiniâtre. Modeste sans affectation, il
fut doux, honnête et même bon à l'égard de tout le monde.
Simple dans ses habits, frugal à sa table, il n'ambitionna
pas de somptueux édifices. Le trône sur lequel il monta ne
corrompit point ses mœurs et ne lui fit point changer sa
façon de vivre. On le vit rarement sortir du palais unique-
ment pour son plaisir. Modéré dans ses passions, il eut peu
de femmes et elles n'eurent jamais assez d'empire sur lui
pour le faire manquer aux devoirs du trône... Il ne marqua
aucun attachement pour les richesses et évita soigneuse-
ment tout ce qui ressentait trop le faste et la magnificence.
Il préférait de distribuer aux pauvres l'argent qu'il aurait
consommé pour de pompeuses superfluités. Kao Tsou, con-
stant dans la doctrine des anciens sages, rejetait avec
mépris les autres sectes introduites dans l'empire. Il n'était
nullement crédule à l'égard des phénomènes qui parais-
saient dans le Ciel ou sur la Terre, persuadé que ces sortes
de pronostics ne pouvaient nuire à ceux qui s'attachaient
à pratiquer la vertu. En un mot, Kao Tsou fut un grand
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