国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0348 Histoire Générale de la Chine : vol.1
中国史概説 : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / 348 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000288
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

de commenter les livres bouddhiques. A une rigoureuse
abstinence de viande, poisson et œufs, il ajoutait le jeûne
quotidien. Il perdit dans ses égarements le sens du pou-
voir; les gouverneurs de province, mal surveillés, tyran-
nisèrent le peuple, semant le mécontentement et la dés-
affection 1 ».

Jouan Jouan. Les Jouan Jouan ou Jeou Jen, autre peuple tartare
oriental, interviennent dans la lutte. « Ces Tartares, nous
dit Deguignes 2, habitaient dans le Désert de sable. Sous le
règne de Lie-vi, Prince des Tartares Topa, un cavalier
avait un esclave qu'il appela Mo-ko-lu [Yeou Kieou
Liu], c'est-à-dire Chauve. En considération de sa bravoure,
Mo-ko-lu fut remis en liberté, et fait cavalier. Dans la
suite, pour ne pas s'être rendu à l'assemblée générale, il
devait avoir la tête tranchée; mais s'étant échappé à ce
supplice, il alla se cacher dans le désert, où il fut joint
par une centaine d'hommes qui le reconnurent pour leur
chef. Son fils Tche-lou-houei qui avait beaucoup de cou-
rage, étant devenu le souverain de plusieurs hordes de
Tartares, donna à sa nation le nom de Geou jen ». D'autre
part, il semblerait que le nom de Jouan Jouan aurait été
donné à ce peuple par l'empereur T'ai Wou (Che Tsou)
(424-451) des Wei du Nord « pour les comparer à des
insectes désagréables sans cesse en mouvement 3 ».
Un descendant de Tche-lou-houei à la sixième génération,
Tou Louen ou Che Louen, battit les Kao Tch'e, ancêtres
des Ouighours, et créa un empire qui s'étendait à l'ouest
jusqu'à l'Irtich, et à l'est jusqu'à la Corée, c'est-à-dire
l'ancien territoire des Hioung Nou, avec sa résidence soit
à Touen Houang, soit à Tchang Ye (près de Kan Tcheou);
en 402, il fit la paix avec Yao Hing, des Heou Ts'in et
en 403, il prit le titre de Teou tai Khan, « grand conquérant
et fondateur »; suivant De Guignes 4, qui lui donne le titre
de Kieou Teou Fa Khan, c'est pour la première fois que