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0350 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 350 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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ment à celle des Jouan Jouan, ainsi nommés à cause de
leurs mouvements insupportables comme ceux des insectes
ou des vers ¹ ».

D'après M. Blochet, en 402 de notre ère, Tou Louen,
souverain des Jeou jen = Ibir, « ayant soumis tous les
peuples, à l'ouest, jusqu'au royaume de Yen K'i (Kara-
chahr), à l'est jusqu'à la Mer de Corée, abandonna le titre
de tchabghou, et prit le titre tounghouse de khaghan pour
montrer au monde altaïque qu'il substituait la puissance
des tounghouses à celle des peuples de race turke ². C'est
la première fois que le titre de khaghan était pris par des
Tartares, confirmation de ce que dit Deguignes.

En 510, « les Etats de l'empereur étaient alors composés
de 23 tcheou ou villes du premier ordre, 350 kiun ou villes
du second ordre, et 1022 hien ou villes du troisième ordre;
dans la suite on fit de grands changements, tant dans les
Etats de Leang que dans ceux de Wei ³ ». C'est une époque
de paix dans tout l'empire; elle ne devait pas durer long-
temps.

Impératrice En 515 mourait le prince de Wei, Siouen Wou Ti
Hou. (Youen Kio); il fut remplacé par son fils Hiao Ming Ti
(Youen Hiu); toutefois le pouvoir fut exercé par l'impé-
ratrice douairière Hou Che, femme impérieuse, qui s'em-
para bientôt de toute l'administration et, sous le prétexte
que Hiao Ming Ti était trop jeune, et contrairement à l'usage
existant, alla même, elle femme, jusqu'à sacrifier person-
nellement au T'ien. Hou qui avait été « introduite dans le
harem de l'empereur grâce à l'influence de sa tante, à qui
son éloquence religieuse ouvrait les portes du palais,
fut la seule de toutes les concubines impériales qui désirât
avoir un fils; les autres redoutaient de donner le jour à
l'héritier présomptif du trône, car elles savaient que,
suivant une règle de la dynastie, la mère du prince héritier
devait être mise à mort; cette coutume cruelle était des-
tinée à empêcher qu'une impératrice-douairière put jamais