National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0423 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 423 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

Kagan, pour régner seul; il attaqua Yi-wou (Ha mi), mais
fut battu par Kouo Hiao-k'o, Protecteur du Ngan Si;
gonflé d'orgueil, Tou-lou, traversant le royaume de Mi (au
sud de Samarkand) attaqua le K'ang kiu (Sogdiane); mais
une partie des Turks, en particulier les Nou che pi, n'accep-
tèrent pas le gouvernement de Tou lou et s'adressèrent à
l'empereur qui leur donna comme kagan, Yi-p'i Che-kouei,
fils de Yi k'iu li che yi p'i kagan. Tou lou se voyant
abandonné de ses sujets se réfugia au T'ou ho lo (Tokha-
restan) où il meurt en 653. À la 6e lune de 646, Che-kouei en-
voya le tribut et demanda en mariage une princesse chinoise
qui lui fut accordée, toutefois le mariage n'eut pas lieu;
les royaumes de K'ieou Tseu (Kou Tcha), Yu T'ien (Khotan),
Sou Le (Kachgar), Tchou Kiu Po (sud de Yarkand) et
Ts'oung Ling (Sarikol) devaient servir de présent de noces 1.
Après la fuite de Tou lou, Ho lou, de la famille Ache-na,
qui avait le titre de Che lou, réunit sous son gouvernement
les tribus tou lous; plus tard il s'empara des hordes Nou-che-pi
de Che-kouei; en 648, il demanda l'appui de l'empereur.
Les chagrins domestiques n'allaient pas être épargnés à
l'empereur: son fils Li Tcheng-pien, prince héritier, qui sous
les apparences de la plus grande vertu avait caché ses vices
et ses instincts criminels, jaloux de son frère Li Taï, prince
de Wei, résolut de le tuer; il réussit à gagner à ses projets
le glorieux général Heou Kiun-tsi, mais le complot fut dé-
couvert; ce dernier fut mis à mort; Li Tcheng-pien fut
dégradé, mais comme T'aï Tsoung se méfiait de l'ambition
de Li Taï, il le fit descendre du premier au deuxième rang de
prince, et il désigna comme prince héritier un autre de ses
fils, Li Tche, prince de Tsin.
D'autres déboires attendaient T'ai Tsoung en Corée : La Corée.
ce pays était divisé en trois royaumes : Païk tjyei (Pe Tsi)
où régnait depuis 641, Eui tja, fils de Mou; Ko kou rye
(Kao Kiu li, d'où le nom Corée) gouverné depuis 642 par
Po tjang, neveu du roi Yeng ryou; enfin Sin ra (Sin la
ou Sin lo) à la tête duquel était depuis 632 la reine Syen
tek, fille de Tjin hpyeng, qui eut pour successeur en 647