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0436 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 436 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Les autres tribus ouïghoures résidant dans les T'ien Chan,
et en particulier les Sie-kié To-lan-ko (Telangout), à l'est
des Sie-yen-t'o, envoyèrent des agents pour faire leur sou-
mission au vainqueur qui, se rappelant leur conduite passée,
les attaqua et les mit en déroute. Le chef ouïghour K'I-PI
HO-LI, fils du Kagan des Tié le, MOU-HO, général des gardes
à cheval de droite, fut envoyé par l'empereur pour grouper
toutes ces tribus éparses et s'en faire élire chef; arrivé avec
500 cavaliers, il parcourut le pays des T'ie Le auxquels il
persuada que la Chine n'en voulait qu'à leurs Che hou qui
furent immédiatement livrés par le peuple et mis à mort
(662) ¹.
Le retour de POU CHE PI dans le K'ieou Tseu n'avait
pas rendu la paix à ce royaume et l'empereur se décida à
y envoyer le général SOU HAI-TCHENG qui devait traverser
les États de MI CHE (HING SI WANG) et de POU TCHEN (KI
WANG TSIUE); depuis quelque temps, ce dernier convoitait
les possessions de son rival contre lequel il sut indisposer
le général chinois; aussi quand Mi-che se présenta pour
offrir des présents, Sou Hai-tcheng le fit-il décapiter avec
les siens; les Chou ni che et les Pa sai kan, tribus de Mi che,
se révoltèrent mais furent soumises par Sou dont l'armée,
à son retour, rencontra au sud de Kachgar les Tibétains
(T'ou po) poussés par la tribu des Koung yue ; l'armée
chinoise, épuisée par sa campagne, était hors d'état de
lutter et Sou Hai-tcheng conclut la paix (662). Pou Tchen
étant mort vers 666 ou 667, les tribus turkes prirent pour
chefs A-CHE-NA TOU-TCHE et LI TCHE-FOU qui se soumirent
aux Tibétains ².
Les Tibétains et les T'ou Yu Houen, en lutte les uns contre
les autres, s'adressèrent à l'empereur pour obtenir des
secours qui leur furent refusés. Le kagan des T'ou Yu
Houen, NO HO PE (YEN WANG) qui régnait depuis 636 est
battu et obligé de fuir avec sa femme, princesse chinoise,
à Leang Tcheou; Sou Ting-fang fut envoyé à son secours,
mais les Tibétains ayant cédé, No ho pe put rentrer dans