National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0438 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 438 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

que l'était Louen K'in-ling. « Le territoire tibétain était
alors limitrophe de l'Inde au sud et des Tou Kiue au nord;
à l'ouest, il occupait le territoire des Quatre Garnisons;
à l'est il touchait aux arrondissements de Leang (Tcheou),
de Soung (P'an), de Mao et de Souei (Ning Youen, Se
Tch'ouan) ¹ ». A-che-na Tou-tche, kagan des Tou Kiue
occidentaux, prenant l'inaction des Chinois pour une
marque de faiblesse, s'allia aux Tibétains et vint ravager le
territoire de Ngan-Si.

La Perse. Un nouvel élément s'était introduit dans la politique
chinoise : la Perse (Po se); ce royaume est mentionné pour
la première fois dans les Annales chinoises en 519, époque
à laquelle le roi de Perse envoya une ambassade à la Cour
des Wei du Nord (386-558) ². Toutefois De Guignes cite
deux ambassades envoyées aux Wei en 461 et en 466 ³.
Une autre ambassade fut envoyée par le roi Kobad à la
Cour des Souei (518-519). Les Chinois à leur tour visitèrent
la cour persane sous le règne de Naochirwan, fils de
Kobad, porteurs de présents. En 567, une ambassade per-
sane visite Wei Ti, des Tcheou, peut-être pour réclamer
son aide contre les Turks qui inquiétaient les frontières
de Bactriane. En 638, Yezdegerd III (Yi-se-se), le der-
nier roi de la dynastie des Sassanides, résidant à Persepolis,
pressé par les Arabes qui, profitant de l'affaiblissement de
la puissance persane par l'empereur d'Orient, Héraclius
(† 641) s'étaient emparés de la Syrie (633-638) et prépa-
raient la conquête de l'Égypte (639-641), réclamait l'assis-
tance de T'ai Tsoung, en même temps qu'il expédiait ses
trésors et ses richesses en Chine, où, en cas de défaite, il
avait résolu de se rendre.
« Ibn-el-Moqaffa mentionne qu'il y avait dans ces tré-
sors, en tant qu'or travaillé sur l'ordre de Qobâdh [Ko-
bad] sept mille vases, dont chacun était de douze mille
mithqâls, sans compter ce qui provenait de l'argent mon-
nayé des autres rois et de leurs héritages; il y avait égale-