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0487 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 487 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Ming Chai. Cette mort imprévue n'arrêta pas la marche des
Houei He et des Tibétains qui mirent le siège devant King
Yang, mais Kouo Tseu-yi, aussi habile négociateur que
bon général, profita de la mésintelligence qui éclata entre
les alliés, pour détacher les Houei He et leur chef Ya-ko-lo
Pe Youen-kouang, les Tibétains obligés de déguerpir,
qui poursuit avec la cavalerie chinoise, commandée par
les rattrappe à l'ouest de Ling Tai, leur tue un grand nombre
d'hommes et leur enlève leurs bagages. Cependant, mal-
gré cet échec, les Tibétains revinrent sur leurs pas, mais
furent forcés de lever le siège de Ling Tcheou, leurs maga-
sins de vivres à Tsing Tsin pao ayant été incendiés par
Li Ching, envoyé avec 5,000 hommes par Li Pao-yu,
commandant des troupes de Ho Si, Loung Yeou et Chan
Nan (768). Cinq ans plus tard (773) les Tibétains repre-
naient les armes victorieusement à Y Lou, à l'ouest de
Pin Tcheou, dépendance de Si Ngan fou, mais ils étaient de
nouveau battus à Pei T'ing par Li Kouei-tchen et Ma Lin
détachés par Kouo Tseu-yi; Ma Lin, nommé commandant
général des troupes de la région de K'ing Youen, mourut
universellement regretté en 776 et fut remplacé à la tête
de son armée par Touan Siou-che.

Tai Tsoung tomba gravement malade en 779 et mourut
à la 5e lune (10 juin), âgé de 52 ans, dans la 17e année de
son règne, laissant le trône à son fils Te Tsoung, avec
l'ordre de nommer Kouo Tseu-yi, gouverneur de l'Empire.

Les débuts du règne de ce prince annonçaient un souve-
rain sage et pas superstitieux : il commença par débarrasser
le palais impérial de la foule d'animaux curieux, d'éléphants
apprivoisés, de bêtes féroces, de chiens de chasse et de coqs
de combat et de la tourbe de femmes qui l'encombraient ;
pour rendre la justice accessible à tous, il créa un tribunal
spécial chargé de recevoir les placets de ceux qui croiraient
avoir à se plaindre des mandarins ; en outre si ce tribunal
ne rendait pas justice aux opprimés, ceux-ci avaient le
droit d'en appeler à l'empereur lui-même en venant battre
le tambour à la porte même du palais ¹.