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0558 Histoire Générale de la Chine : vol.1
Histoire Générale de la Chine : vol.1 / Page 558 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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le premier qui permit à ses sujets de prononcer des vœux
monastiques bouddhiques. Il avait agi sous l'influence d'un
chamen indien qui était venu s'installer en 310 à Lo Yang
et avait pris le nom chinois de Fo T'ou-tch'eng; il accom-
plit une foule de miracles, fut comblé d'honneurs et mourut
en 349 dans le monastère de Ye-Koung ¹. Jusqu'alors,
seuls les Hindous avaient eu le droit de bâtir des temples
bouddhistes; à partir de Fo T'ou-tch'eng, les indigènes
eurent également le droit de devenir chamen, et la religion
du Buddha prit alors une telle extension qu'il n'y avait
à Lo Yang, en 350, pas moins de 42 pagodes ². Nous arri-
vons au célèbre pèlerin Fa Hian.

Fa Hian. Le nom en religion d'un pèlerin appartenant à la famille
Koung, était Che Fa Hian ou Fa Hian, dont les ancêtres
étaient originaires de P'ing Yang au Chan Si. Fa Hian se
mit en route de Tch'ang Ngan (Si Ngan) en 399 avec plu-
sieurs compagnons; par Touen Houang, Chen Chen (Leou
lan), Kao Tch'ang, Yu T'ien (Khotan), les monts Ts'oung
Ling, le Ladakh, il gagna l'Indus (Sin T'eou) qu'il traversa
deux fois, arriva dans les royaumes de Udhyana et de Kian
to wei (Gandhara) et suivit les bords du Gange jusqu'à son
embouchure; il avait mis six ans pour atteindre l'Inde
centrale où il séjourna pendant six ans; il s'embarqua pour le
Tchampa, puis pour le pays des Lions (Ceylan) où il resta
deux ans; il aborda ensuite à Che P'o, le Jabadiou de
Ptolémée, Yava Dvipa, Sumatra ou Java en 412 et y
demeura pendant cinq mois, c'est-à-dire jusqu'au 5e mois
de 413. De Java, Fa Hian se dirigea vers Kouang Tcheou,
mais une tempête l obligea de se rendre à Tch'ang Kouang,
département de Ts'ing Tcheou; il y passa un hiver et un
été, puis après s'être arrêté à Nan King, il rentra à Tch'ang
Ngan en 414; il avait mis trois ans pour son voyage de
retour; son absence avait duré quinze ans. La relation de
Fa Hian, rédigée deux ans plus tard, est intitulée Fo Kouo
Ki, Relation des Royaumes bouddhiques; elle a été tra-
duite en français par Abel Rémusat (publiée en 1836) et