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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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Histoire Générale de la Chine : vol.2 |
| 中国史概説 : vol.2 |
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XIVe Dynastie : les HEOU LEANG ou LEANG POSTÉRIEURS.
T'ai Tsou. TCHOU WEN, jadis TCHOU SAN, perfide et débauché, qui ne se distinguait ni par une intelligence supérieure, ni par des talents d'administration, ni par une grande bravoure sur les champs de bataille, avait été servi par les circonstances, la faiblesse et l'incapacité des derniers T'ang, la rivalité des gouverneurs de province, l'anarchie dans la direction des affaires, surtout par son absence de tout scrupule jointe à une cruauté sans égale. Simple particulier à Tang Chan (Kiang Nan), rebelle avec Houang Tch'ao, ayant reçu de l'empereur un emploi dans son armée, il réussit à se substituer au Fils du Ciel. Quand il monta sur le trône, le grand ancêtre, T'AI TSOU, d'une nouvelle dynastie, les HEOU LEANG (Leang Postérieurs), il y apporta les germes de la ruine rapide de sa famille et il ne tarda pas à s'apercevoir que le titre d'empereur ne suffisait pas à conférer la toute puissance et que le cadre exigu dans lequel il exerçait le pouvoir était pressé de toutes parts par des chefs qui s'étaient rendus plus ou moins indépendants et ne redoutaient nullement un usurpateur qu'ils savaient possible de renverser quand ils le voudraient. Le Fils du Ciel se trouvait dans une position analogue à celle du roi de France en présence de ses grands feudataires et à tout moment pouvait surgir une Ligue du Bien Public pour faire chanceler ou renverser un souverain qui avait les apparences plus que la réalité du pouvoir.
Sans les faire entrer dans ses intérêts, Tchou Wen, renonçant à gagner les grands gouverneurs, combla de ses faveurs MA YIN, T'S'IEN LIEOU, LIEOU YIN, WANG CHEN-TCHE et KAO KI-TCHANG. Un seul homme repoussa ses avances : son propre frère aîné, TCHOU TS'IOUEN, qui déclina le titre de prince, abandonna même la cour, et se retira dans son pays au Tang Chan, montrant ainsi qu'il était étranger aux crimes de Tchou Wen, mais il ne put empêcher celui-ci de créer princes du premier ordre, ses trois fils à lui Tchou Ts'iouen.
Ma Yin possédait 23 villes dans le Hou Kouang qui con-
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