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0117 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 117 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Toute autre est la version chinoise : « Le général Kouo
K'ouei indiqua le rendez-vous général de ses troupes à Tchang
Tcha, d'où il fit divers détachements pour aller reprendre
Young Tcheou et Lien Tcheou; ensuite il marcha avec le
gros de l'armée du côté de l'ouest; lorsqu'il fut à Fou leang
kiang (Fleuve Rouge), il apprit que les ennemis venaient
au-devant de lui sur des barques. Ce général chinois et son
collègue Tchao Sieï les reçurent avec tant de valeur, qu'ils
coulèrent à fond une partie de ces barques, et tuèrent plu-
sieurs mille de leurs gens, entre autres, le prince héritier
de Kiao Tche; ce malheur obligea Li Kien, leur roi, de de-
mander la paix.

« Les généraux chinois reçurent sa soumission à la dou-
zième lune, et suspendirent toutes hostilités, à condition
qu'il céderait à la Chine Kouang Youen Tcheou, Men
Tcheou, Se Lang Tcheou, Sou Meou Tcheou et Kouang
Lang Hien. Le roi de Kiao Tche passa sur toutes ces condi-
tions, faute de savoir l'état de l'armée impériale, qui, de
80,000 hommes effectifs dont elle était composée, se trou-
vait réduite, par les maladies pestilentielles, à beaucoup
moins de la moitié : cette guerre fut beaucoup plus avan-
tageuse aux Chinois qu'ils n'avaient sujet de l'espérer ¹ ».

Ce qui ne semble pas une preuve de la victoire chinoise,
c'est que les Leao, profitant des circonstances, réclamèrent
les villes qui leur avaient été enlevées par l'empereur
Tche Tsoung des Tcheou postérieurs. Wang Ngan-che,
consulté par Chen Tsoung, donna le conseil, par
crainte d'une guerre nouvelle qui aurait augmenté son
impopularité, de céder aux Leao. On eut la faiblesse de
l'écouter. C'est à la 9e lune de 1078, que Chen Tsoung, sur
la demande des Kiao Tche, leur restitua les villes prises par
Kouo K'ouei et Tchao Sieï, dans la crainte d'une nouvelle
guerre.

D'ailleurs le crédit de Wang Ngan-che, depuis l'affaire
des Kiao Tche, avait singulièrement diminué; son frère
même, Wang Ngan-kouo, après un voyage dans les pro-
vinces, interrogé par l'empereur, lui déclara que le peuple