National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0229 |
Histoire Générale de la Chine : vol.2 |
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garie, c'est-à-dire le domaine essentiellement mongol. Tou
Loui, le quatrième fils reçut, pour sa part les territoires
d'Extrême-Orient, conquis et à conquérir. Les 129.000
hommes composant l'armée de Tchinguiz Khan furent
aussi répartis entre ses fils, ses frères, sa mère et ses neveux.
Au printemps de 1229, les chefs mongols réunis en kou-
riltaï, dans le pays de Koutieï walali, à l'est de Kara Koroum,
sur les bords du Kéroulen, après trois jours de fêtes, grâce
à l'influence du ministre Ye-liu Tch'ou-ts'aï et au désinte-
ressement de Tou Loui, dépositaire des dernières volontés
de Tchinguiz Khan qu'il fit connaître, Ogotaï fut solenne-
lement élu Grand Khan le 22e jour de la 8e lune. Il accepta
le pouvoir suprême après quarante jours de résistance.
Tous les princes firent alors les prosternations d'usage. Les
Mongols conservèrent d'abord le cérémonial en usage dans
leur pays. Mais en 1277, sous le règne de K'oubilaï, on
commença à adopter le Cérémonial chinois. « Il fut ordonné,
cette même année, nous dit Pauthier, Marc Pol, p. 290n,
qui a traduit ce Cérémonial, à deux célèbres lettrés chinois :
Lieou Kien-tchoung et Hiu Heng, de rédiger le Cérémonial
de la nouvelle cour mongole. C'est de cette époque seule-
ment que l'empereur K'oubilaï fit observer à sa Cour le
Cérémonial rédigé par ses ordres, et qui était basé sur
l'ancien cérémonial chinois. Le frère Odoric de Pordenone
nous l'a décrit au XIVe siècle. C'est le Ko t'eou, qui consiste
à se frapper neuf fois la tête en trois génuflexions.
A leur tour les chefs jurèrent fidélité au Grand Khan et
à ses descendants; Ogotaï distribua généreusement les
trésors accumulés par son père à ses frères, ses parents, ses
généraux; les troupes ne furent pas oubliées. Puis il ordonna
de respecter les lois (Yassas) établies par Tchinguiz et il ac-
corda l'amnistie de tous les délits commis depuis la mort
de son prédécesseur. A la tête de l'administration des fi-
nances, il plaça Ye liu Tch'ou ts'aï, qui joua un rôle considé-
rable sous le règne d'Ogotaï. Ce ministre avait pour surnom
Tsin K'ing ; il descendait, à la huitième génération, de T'ou
Yo, prince K'i Tan, et il était le fils d'un ministre kin. « Il
naquit le 20 de la première lune, en 1190, dans le pays de
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