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0235 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 235 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Après la prise de Kioun Tcheou, les Mongols s'étaient
emparés de quatorze villes du Ho Nan, mais n'avaient pu
se rendre maîtres ni de Koue Te fou, ni de K'ai Foung.
Ogotaï établit alors son camp à Tcheng Tcheou, à quatorze
lienes à l'ouest de la capitale, contre laquelle il envoya le
fameux général Souboutaï.

K'ai Foung était alors une ville carrée de 120 li de circuit
et n'avait pour la défendre que 40.000 soldats ¹. A peine la
ville était-elle investie que le Grand Khan fit demander la
soumission de l'empereur kin, réclamant « l'académicien
Tchao Ping-wen, un descendant de Confucius, nommé
Koung Youen-tsou, et plusieurs autres savants, de lui
donner en otages vingt-sept familles des plus distinguées,
de lui remettre les familles de ceux qui s'étaient soumis aux
Mongols, ainsi que la veuve et les enfants du général Yra
Bouca, de lui envoyer enfin des filles habiles dans l'art de
broder, et des hommes exercés à la chasse de l'épervier » ².

L'empereur kin accéda à toutes ces demandes, mais cette
soumission n'empêcha pas le farouche Souboutaï de continuer
le siège. La ville était énergiquement défendue par Kiang
Tchen. Les Mongols employaient toutes sortes de machines
pour forcer la place : des sortes de catapultes nommées pao
pour lancer des pierres, des marmites de fer renfermant
une poudre qui s'enflammait et faisait explosion, appelées
Tchen T'ien li, des mines pour faire crouler les remparts.
Le P. Gaubil, p. 70, nous donne les renseignements suivants
sur le siège : « Les Kin jettaient des boulets faits de toute
sorte de pierres. Les Mongous n'en avaient pas de cette
forme; mais ils faisaient briser des meules en plusieurs
quartiers, et par le moyen de plusieurs Pao ils lançaient jour
et nuit des pierres. Ils renversèrent les tours des angles et
les créneaux, ils rompaient même les plus grosses pièces de
bois des maisons voisines. Les assiégés les enduisaient de
fumier de cheval et de paille de bled, recouvraient le tout
de feutre et autres matières molles qui amortissaient les
coups de pierre. Les Mongous se servirent alors des Pao à feu.