国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0262 Histoire Générale de la Chine : vol.2
中国史概説 : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / 262 ページ(白黒高解像度画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000288
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

Les Mongols : Mangkou.

Mangkou. Au moment de la mort de Kouyouk, le fils aîné de
Djoutchi, Batou, était en route pour rendre hom-
mage au Grand Khan, pour lequel il n'avait aucune
sympathie. Lorsque Batou apprit la mort de Kouyouk,
il était parvenu aux monts Alaktak, à sept lieues de Kaya-
lik; malgré l'opposition des princes et des chefs mongols,
en particulier d'Itchigataï, qui auraient désiré que l'assem-
blée fut tenue dans la Mongolie proprement dite, Batou
décida de convoquer les chefs sur place; les opposants se
firent néanmoins représenter avec pleins pouvoirs par le
gouverneur de Kara Koroum, Temour noyan. Ils furent bat-
tus : grâce à la pression de Batou, à l'influence des descendants
d'Ogotaï et à l'influence de la princesse Siourkoucteni,
veuve de Tou Loui, Mangkou, fils aîné de cette dernière,
fut élu Grand Khan, sur la proposition du général Man-
gousar, après un grand éloge du général Ouriang Katai.
Hethoum (Hist. Orient., 38, 39) raconte que Mangkou,
toute sa famille et un certain nombre de grands personnages
avaient été baptisés par un évêque arménien de la suite du
roi Hethoum lors de sa visite à la Cour mongole en 1253;
rien ne vient à l'appui de cette assertion.
Les prétendants étaient Chiramon (Che lie men), fils
aîné de Koutchou, troisième fils d'Ogotaï, le candidat de
la régente Oghoul Gamich, déjà écarté par Kouyouk, et le
fils de ce dernier, le prince Khodja Ogoul; les princes de la
famille d'Ogotaï, jeunes, sans expérience et sans influence,
étaient hors d'état d'entrer en lutte avec ceux de la descen-
dance de Tou Loui, et en particulier avec les quatre fils de
Siourkoucteni : Mangkou, K'oublaï, Houlagou et Arik Bou-
gha (Alipouca), qui tous s'étaient distingués dans la guerre,