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0301 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 301 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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CHAPITRE XVIII

Les Mongols : K'oublaï (suite).

CETTE ambition effrénée qui poussait K'oublaï à Le Japon.
chercher à établir une domination universelle,
l'entraîna à une lutte malheureuse contre l'archipel
voisin du Japon. Marco Polo appelle cet empire *Jipangou*
et *Zipangou*, transcription du chinois *Je peun kouo*, Em-
pire du Soleil Levant, en japonais *Nippon, Nihon* ; la célèbre
famille de Hojo exerçait alors sous le titre de « régents »
le pouvoir à la Cour de Kamakura au nom du *tenno* (em-
pereur) à Kyoto et du Shogoun à Kamakura. KAMEYAMA
TENNO était monté sur le trône en 1260 ; KORE-YASU était
shogoun depuis 1266 ; leur autorité nominale, était toute
entière entre les mains du shikken Hojo TOKIMUNE, qui
avait remplacé Hojo TOKIYORI en 1261 ; c'est à lui que re-
vient la gloire d'avoir repoussé l'invasion mongole.

Les *Annales des Empereurs du Japon* ¹ nous apprennent
qu'en 1268, « un ambassadeur des Moko (Moung kou) arriva
par mer à Taï saï fou. Il était porteur d'une lettre qui fut
envoyée d'abord dans le Kouanto, et de là à Miyako. Comme
cette lettre était conçue en termes grossiers, on n'y fit point
de réponse. » Toutefois, la Corée fut la cause indirecte de la
guerre entre la Chine et le Japon, dont les corsaires pillaient
les côtes de la péninsule voisine ; ces écumeurs de mer dé-
barquèrent même en 1264 au sud du pays, mais ils furent
chassés par le général AN HOUNG.

En 1265, un Coréen nommé TCHO I, suggéra au Grand
Khan ce que celui-ci n'était que trop enclin de faire :
exiger du Japon une reconnaissance de vasselage vis-
à-vis de la Chine. K'oublaï en conséquence désigna