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0306 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 306 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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et Trân-ich-tac reçut 500 mâu de rizières pour pourvoir à
son entretien ¹. »
En 1287, T'o Houan pénètre au Ngan Nan, victorieux
dans dix-sept rencontres, il pille Tchen Tchen, puis rentre
au Yun Nan ; l'année suivante, à la troisième lune, T'o Houan
rentre dans le Ngan Nan; le roi l'amuse par de feintes négo-
ciations; la maladie se met dans l'armée mongole qui, lors-
qu'elle est affaiblie, est attaquée par 300.000 Annamites,
commandés par KHANH-DU', tandis que QUÔC TUAN détruit
la flotte tartare. T'o Houan, échappéà la débâcle, s'enfuit
et est destitué par son père. Le roi de Ngan Nan rentré
dans sa capitale, se montra modeste dans son triomphe; il
envoya au Grand Khan une statue d'or en tribut, lui rendit
ses généraux prisonniers et lui exprima ses regrets d'avoir
été obligé de résister aux armées impériales. Toujours
obstiné, K'oublaï envoya en 1292 une nouvelle ambassade
à Tran Nho'n-tông pour lui ordonner de venir lui rendre
hommage à sa Cour; le souverain annamite se contenta
d'envoyer un ambassadeur, Nguyên dai phap, avec des
présents. Nouvelle ambassade mongole menaçant le Ngan
Nan de la guerre, si le roi ne se rend pas à Pe King; nouvelle
ambassade annamite, nouveaux présents; fureur du Grand
Khan que la mort seule empêcha de mettre ses menaces à
exécution quoiqu'il fut détourné de ses projets belliqueux
par de sages conseillers.

Le Mien. En 1271, K'oublaï donna l'ordre aux préfets de Ta Li et
de Yun Nan fou d'exiger du roi de Mien (Birmanie), NARA-
SIHAPATI, qui régnait à Pagan sur la Haute et la Basse
Birmanie, l'Arakan, le Tenasserim et les États shans
jusqu'à Zimmé, la reconnaissance de sa vassalité à l'égard
de la Chine; dans ce but K'I-T'AI-T'O-YIN fut envoyé en
ambassade, mais il ne fut pas reçu par le roi qui le fit
accompagner jusqu'à Pe King par un envoyé nommé KAI
NO ou K'IE PO ².
A la 2e lune de 1273, le Grand Khan envoya au Mien
une ambassade composée de K'i-t'ai-t'o-yin et de KAN-