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0316 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 316 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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de Sien, Kan-mou-ting, de venir à la Cour; ou, s'il
avait une excuse, de faire venir comme otages son fils,
son frère et des envoyés », prétention qui amena la guerre
avec Java; en 1295, supplique du Sien en lettres d'or; en
1299, « les royaumes des barbares Sien, des Mo-la-yeou et
du Lo Hou vinrent chacun apporter en tribut des produits
du pays ». Les relations continuent les années suivantes. Le
Sien répond au Sukhotaï, au nord du Lo Hou à Lopburi, sur
la basse Menam, au sud de Xieng mai¹. Au milieu du siècle
suivant, en 1350, fut fondée, un peu au sud de Lopburi,
Ayudhya, qui remplaça Sukhotaï comme capitale du Siam.
Notons en passant que l'écriture siamoise a été créée de
toutes pièces en 1284.

Ce besoin de conquêtes, qui avait caractérisé le premier
des Khans mongols, a été non moins ardent chez son
cinquième successeur. Sur les grand' routes, on voit cons-
tamment ses émissaires allant réclamer dans tous les pays,
dont le nom parvient jusqu'à lui, une reconnaissance de
la suzeraineté de la Chine et lorsque la persuasion, puis l'in-
timidation, ne réussissent pas à lui faire obtenir la satis-
faction désirée, il a recours à la guerre, qui ne lui est pas
toujours favorable et, parfois, comme au Japon, lui cause
de cruels déboires. Cette puérile ambition est le côté faible
du caractère d'un souverain qui a donné des preuves cer-
taines de ses talents d'administrateur. Consolider l'édifice
précaire de la domination mongole en Chine était une besogne
assez ardue pour un souverain quelque actif qu'il fût, sans
y ajouter encore sans nécessité la tâche d'assimiler de nou-
veaux territoires réfractaires à toute idée d'annexion.
Ahmed. Une mésaventure avec un de ses ministres ne contribua
pas peu à éloigner des musulmans K'oublaï, déjà porté pour
le bouddhisme. Ahmed, originaire de Fenakiet (depuis
Chah Rukhia), près du Jaxartes, avait été placé près du
Grand Khan par la khatoun Djamoui; après la mort du
Seyyid Edjell, K'oublaï lui confia l'administration des
finances; il profita de sa haute position pour pressurer le