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0429 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 429 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Paquette, capturée en Hongrie, un clerc d'Acre, nommé
Theodolus; certainement ces étrangers étaient les victimes
de raids opérés par les Tartares en Europe orientale; le
guide de Rubrouck au palais de Mangkou était un garçon
hongrois; parmi les artilleurs employés au siège de Siang
Yang, Marco Polo indique un Allemand et un chrétien
nestorien; plus tard, nous trouverons le Génois Andalò de
Savignone, qui entra dans les bonnes grâces du Grand
Khan et entreprit en 1338 un second voyage en Chine.
Mais de beaucoup le plus célèbre est le Vénitien Marco
Polo, dont nous allons essayer de retracer brièvement
la carrière.

Andrea Polo de S. Felice eut trois fils, Marco, Nicolo
et Maffeo, notables commerçants: Marco, l'aîné, paraît
avoir été établi quelque temps à Constantinople et avoir
possédé un comptoir à Soldaia en Crimée; son homonyme
neveu, Marco le grand voyageur, fils de Nicolo, est né en
1254. Nous trouvons en 1260 Nicolo et Maffeo à Constan-
tinople; leurs affaires leur font remonter la Volga, les
entraînent à Bokhara, puis à la Cour du Grand Khan, qui
les reçoit bien. K'oublaï les renvoie avec un de ses officiers
comme ambassadeurs au Pape porteurs de lettres deman-
dant au Souverain Pontife un grand nombre de mission-
naires pour évangéliser ses sujets, non pas que le chef
mongol eût, comme on l'a cru, un penchant pour le christia-
nisme, mais bien parce qu'il le trouvait une religion propre
à adoucir les mœurs encore frustes de ses peuples.

Les frères Polo, de retour à Acre, en avril 1269, apprirent
la mort de Clément IV, survenue l'année précédente;
l'élection de son successeur n'avait pas encore eu lieu et
Nicolo et Maffeo se rendirent à Venise. Nicolo eut le chagrin
d'apprendre la mort de sa femme et la joie de retrouver
son fils Marco, alors âgé de quinze ans.

Accompagnés de ce dernier, les deux frères se remirent
en route pour accomplir la mission que leur avait confiée le
Grand Khan; à Acre, ils consultèrent le légat du Pape en
Syrie, Tedaldo Visconti, archidiacre de Liége, qui leur
remit des lettres pour K'oublaï, expliquant les circonstances