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0433 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 433 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000288
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Aias, port du golfe de Scanderoum. Les Bardi firent faillite en 1339. Le premier chapitre du livre de Pegolotti nous donne des renseignements au sujet du voyage de Cathay depuis Tana, aller et retour avec des marchandises. Il fallait compter de Tana à Astrakhan vingt-cinq jours avec un chariot à bœufs et de dix à douze jours avec un chariot à chevaux. D'Astrakhan à Saraï, il y avait un jour par eau et de Saraï à Saraitchik, sur le Jaïc ou Oural, aussi par eau, il fallait huit jours; jusqu'à Ourghandj, ou Khwarezm, sur les deux rives de l'ancien lit de l'Oxus, on mettait vingt jours en chariot à chameaux; d'Ourghandj à Otrar de trente-cinq à quarante jours en chariot à chameaux; directement de Saraitchik à Otrar il ne fallait que cinquante jours; d'Otrar à Al Maliq, quarante-cinq jours avec des ânes de somme; d'Al Maliq à Kan Tcheou, soixante-dix jours avec des ânes; on se rend à une rivière non nommée, probablement le Grand Canal, en quarante-cinq jours à cheval; on descend cette rivière à Cassai (Hang Tcheou), d'où il faut trente jours pour remonter à Khan Bâliq. A Hang Tcheou on échange ses lingots d'argent pour du papier-monnaie appelé balish; quatre balish valent un lingot (sommo) d'argent. Le second chapitre du traité de Pegolotti renferme des conseils au sujet du voyage de Cathay, par exemple: laisser pousser sa barbe et éviter de se raser; ne pas faire d'économie sur les gages du drogman; il est utile de se procurer au moins deux bons domestiques parlant la langue de Couman; le voyageur sera mieux soigné s'il emmène avec lui une femme de Tana parlant également le Coumanien. Pour aller de Tana à Astrakhan, il faut emporter vingt-cinq jours de provisions; la route est parfaitement sûre de Tana au Cathay; seulement si le voyageur meurt en route, tout ce qui lui appartient devient la propriété du seigneur du lieu, à moins qu'il n'ait avec lui un frère ou un ami intime; toutefois on peut courir quelque danger dans l'intervalle de la mort d'un chef à l'élection de son successeur. « Cathay, nous dit Pegolotti, est une Province contenant beaucoup de terres et de villes; parmi elles, il y en a une, c'est-à-dire la ville capitale, où se rendent les marchands et où se fait beaucoup de