National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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| 0090 |
Histoire Générale de la Chine : vol.2 |
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embuscade et tua Siao Ta-lan, un des principaux chefs
K'i Tan. Des conseillers pusillanimes, Wang K'in-ju et
Tchen Yao-feou, avaient conseillé, l'un la retraite de
l'empereur à Kin Ling, l'autre à Tch'eng Tou; au contraire,
le ministre K'eou Tchouen persuada au souverain de se
rendre en personne aux frontières septentrionales, le com-
mandement de K'aï Foung étant confié à Tchao Youen-
pin, prince de Young; ce dernier étant tombé malade fut
remplacé par Wang Tan. Sans que les K'i Tan pussent
s'y opposer, l'empereur passa le Houang Ho et entra à
Tchen Tcheou. Les K'i Tan repoussés dans leurs attaques,
cherchèrent à conclure la paix par l'entremise de Ts'ao-Li-
young retenu prisonnier parmi eux, mais ils réclamèrent
tout le territoire que leur avait cédé le fondateur des
Tsin postérieurs et que leur avait repris Che Tsoung des
Tcheou. Après des négociations conduites par la reine Siao
Che, il fut arrêté, la Chine refusant de restituer le pays con-
voité, que les Soung fourniraient 100,000 taels d'argent et
200,000 pièces de soie. La paix étant réglée, les K'i Tan
reprirent la route du nord et l'empereur rentra à K'ai
Foung où il accorda un pardon général (1004). D'ailleurs
à la onzième lune de 1005, une ambassade des K'i Tan,
renouvelée chaque année, se rendit à la Cour pour entre-
tenir les bonnes relations entre les deux pays.
L'empereur ne tarda pas à être la victime des intrigues
de Wang K'in-ju; celui-ci, jaloux de la faveur dont jouis-
sait K'eou Tchouen à la suite des services qu'il avait
rendus dans la guerre contre les K'i Tan et voulant aussi
se venger de l'affront qui lui avait été fait lorsqu'il avait
eu la lâcheté de proposer à Tchen Tsoung de fuir à Kin
Ling, réussit à persuader à son maître que le ministre lui
avait fait jouer un rôle honteux en lui faisant signer un
traité au pied des remparts de Tchen Tcheou; « suivant
le Tch'ouen Ts'ieou, disait Wang K'in-ju, il est honteux de
jurer une paix ou une alliance au pied des murs d'une ville »¹
(2e lune, 1006). Huit mois plus tard, Tchao Te-Ming, suivant
les instructions de son père Li Ki-ts'ien, fit remettre sa sou-
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