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0218 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 218 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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et combattaient séparément. Le désastre était inévitable;
6 princes et 70 boyards furent massacrés (31 mai 1223). Le
prince de Kiev, qui assistait à la bataille sur un tertre
dominant les rives de la Kalka, témoin du désastre, fortifia
immédiatement sa position et, après trois jours d'une lutte
inégale, accepta la capitulation que lui offraient les Tar-
tares. Ceux-ci trahirent la parole donnée; la garde du prince
fut massacrée et Mstislav Romanovitch lui-même, ainsi
que ses deux gendres furent étouffés sous des planches.
Les troupes envoyées de Vladimir par le Grand-Duc Georges
arrivèrent trop tard.

Les barbares vainqueurs dévastèrent le pays des bords
du Dnieper à la mer d'Azov, pénétrèrent dans la Cher-
sonèse taurique, s'emparèrent de Soudac, l'opulent entre-
pôt des Génois, remontèrent vers le pays des Bulgares entre
la haute Volga et la Kama et revinrent enfin en Perse.

D'un autre côté, Tchinguiz Khan, en rentrant dans son
ordo, eut la douleur d'apprendre la mort de son fils aîné
Djoutchi, âgé d'un peu plus de trente ans. « Il eut de ses
femmes et concubines près de quarante enfants. Sa mère
Bourta le portait dans son sein, lorsqu'elle fut enlevée
de son habitation, par un parti de Merkites, en l'absence
de Temoudjin. Ong Khan la fit demander au roi des Mer-
kites, et la renvoya à son époux. Elle accoucha, en route,
d'un fils, qui reçut le nom de Djoutchi, lequel signifie hôte,
en mongol. Un individu que Temoudjin avait chargé de
la ramener, envelopa l'enfant avec de la pâte de farine,
et l'emporta à cheval dans le pan de sa robe. »¹ Son père
l'avait chargé de faire la conquête de la contrée au nord de
la mer Noire et de la mer Caspienne, et comme il n'avait
pas exécuté cet ordre à cause de l'état de sa santé, Tchin-
guiz Khan, croyant à sa mauvaise volonté, se préparait
à le châtier lorsqu'il apprit la triste nouvelle; il regretta
vivement son fils.

Pendant que se développait la campagne de Perse, le
général mongol Mou hou li (Moucouli) envahissait le nord
de la Chine dont il faisait la conquête, mais il ne gardait