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0225 Histoire Générale de la Chine : vol.2
中国史概説 : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / 225 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000288
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OCR読み取り結果

l'Oulan Mouren (Rivière rouge) et alla ensuite se jeter dans
le Karamouren (Houang Ho), appelé dorénavant par les
Mongols, Khatoun Gol, le fleuve de la Dame. Plan Carpin
prétend que le conquérant fut frappé de la foudre, fin
digne d'un aussi grand criminel. Le lieu de sa sépulture est
aussi mystérieux : la tradition mongole la place dans la
grande boucle du Fleuve Jaune, dans le pays des Ordos,
où elle est désignée sous le nom de Yeke Edjen Djoro et fut
visitée par divers voyageurs, notamment par les mission-
naires belges DE VOS et VERLINDEN et le français C. E.
BONIN. On place également sa tombe près du Keroulen;
Rachid ed-Din l'enterre à Bourkan Kaldoun ou Yeke
Kueuk, près de la Selenga ¹. Mailla nous dit simplement
qu'il fut inhumé dans la caverne de Kinien ².

Tchinguiz Khan fut essentiellement un génie destructeur
et, comme Attila, mais avec plus de durée, il assit sa puis-
sance sur les ruines des peuples vaincus. Le trait caracté-
ristique de son tempérament fut la cruauté; elle a accom-
pagné tous les actes de sa longue carrière de conquérant,
depuis les marmites d'Otrar jusqu'au massacre de Ning
Hia; à cette cruauté il joignait la perfidie; mais tenace,
volontaire, tyrannique, doué du génie de la guerre, d'une
misérable tribu de Mongols errants il sut tirer un peuple;
tous les moyens de destruction, massacre, pillage, incen-
die, lui étaient bons, et il faisait appel aux méthodes des
ingénieurs étrangers qui mettaient ainsi leur science au
service de la barbarie; il établit dans son armée une disci-
pline sévère, réprima le vol et l'adultère, blâma l'usage
immodéré des boissons fortes, ce qui n'empêcha pas ses
successeurs d'être des ivrognes; il était parfaitement indif-
férent en matière de religion et s'il ne favorisait pas, il ne per-
sécutait pas non plus aucun culte. Par son ordre ses règle-
ments furent réunis en langue mongole, écrite en caractères
ouïghours, dans un recueil nommé Oulong Yassa; il avait
dans son harem cinq cents femmes ou concubines dont cinq
d'un rang supérieur; la première, qui portait le titre