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0304 Histoire Générale de la Chine : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / Page 304 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000288
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15e jour 1283); le général mongol pénétra dans la citadelle;
Indravarman prit la fuite, et cherchant à gagner du temps,
se réfugia dans les montagnes où il restait inaccessible;
malgré les renforts, les victoires mongoles restaient stériles¹.

K'oublaï voulant en finir se décida à envoyer une armée
par terre, qui devait traverser le Daï Viêt; la question
tchame allait donc se doubler d'une question annamite.

Le Ngan Nan. La lutte contre les Soung dans les provinces limitrophes
de l'Empire devait attirer l'attention du Grand Khan sur
le royaume voisin de Ngan Nan où se réfugiaient d'ailleurs
un certain nombre de vaincus. L'empereur de Ngan Nan
(An nam) était Tran Th'anh-tông (Khoan), deuxième sou-
verain de la quatrième dynastie qui régnait sur ce pays, celle
des Trân; il avait abdiqué en 1274 en faveur de son fils Tran
Nho'n-tông. K'oublaï somma ce prince de se rendre à sa
Cour pour se reconnaître son vassal; l'empereur d'An nam
se contenta d'envoyer une ambassade à la capitale mongole.
Furieux, K'oublaï déclara « Trân Nho'n-tông, déchu de
la dignité royale, et désigna pour le remplacer le chef de
l'ambassade annamite, Tran-di-aï, propre parent du roi
qu'il renvoie en Annam escorté d'un ambassadeur militaire
spécial et de 1000 soldats pour l'installer sur le trône. Tou-
tefois Trân Nho'n-tông résista au délégué impérial et refusa
de se rendre aux volontés de celui qui l'envoyait, il était
sur le trône, il ne voulut pas en descendre ².

En 1280, le général Sou Tou (Sagatou) (Toa do) pénétra
au Ngan Nan, à la 6e lune, et s'avança sans résistance
jusqu'à Tchen Tchen qu'il ruina. Tran Nho'n-tông lui coupa
la retraite et Sou Tou ne s'échappa qu'après avoir perdu
une grande partie de ses troupes décimées par la chaleur et
les armes. A la suite du rapport de Sou Tou, en 1284,
K'oublaï désigna son fils T'o Houan, appelé par les Anna-
mites Thoac Hoang, pour commander, avec Li Heng sous
ses ordres, la principale armée d'invasion, tandis que Sou
Tou et Omanhi dirigeaient un autre corps. Le 26 de la dou-
zième lune de 1285, l'armée impériale passait la frontière,