国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0419 Histoire Générale de la Chine : vol.2
中国史概説 : vol.2
Histoire Générale de la Chine : vol.2 / 419 ページ(カラー画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000288
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

sidéré par eux très périlleux, nos marins le considéreraient
comme très beau. Car un des hommes de notre pays serait
là, sans mentir, compté en mer pour cent et plus d'entre
eux 1. »

Odoric est désigné tantôt par le lieu de sa naissance en
1286, Pordenone (Portu Naonis), sur le Noncello, dans la
province d'Udine, entre Conegliano et Codroipo, sur la ligne
du chemin de fer qui, de Trieste à Venise, contourne le nord
de l'Adriatique, Pordenone, dont nos vieux auteurs ont fait
Portenau, d'ailleurs le nom allemand de Pordenone, tantôt
par celui de sa mort, Udine, enfin par celui du pays dans
lequel sont situées ces villes, le Frioul, en latin Forum Julii,
qui s'applique en particulier à Cividale. Son nom de famille
aurait été Mattiussi. Il est probable qu'il fit profession de
bonne heure, vers 1300, dans sa quinzième année, chez les
Franciscains d'Udine. Soit sur sa demande, soit sur le choix
de ses supérieurs, Odoric fut l'un des franciscains désignés
pour se rendre en Asie, et contribuer aux succès obtenus
par Monte-Corvino et ses collaborateurs. Odoric eut pendant
ses voyages, tout au moins pendant une partie, comme
compagnon, un frère irlandais, Jacques, qui lui survécut.
Il y avait deux routes pour se rendre dans l'Asie
orientale : l'une plus courte et moins sûre par terre, celle
de Marco Polo; l'autre, par terre et par mer, par la Perse
et l'Océan Indien, plus longue, mais offrant plus de res-
sources avec de nombreuses et florissantes Chrétientés sur
le parcours. Odoric partit de Padoue en avril 1318, et
s'embarqua à Constantinople, à Pera, disent quelques
textes, traversa la mer Noire, et arriva à Trébizonde, d'où
il suivit la route d'Arménie par Erzeroum et le Mont Ararat
jusqu'à Tauris, en Perse. La route de Perse était alors prise
de préférence à celle d'Egypte, grâce au contraste qu'offrait
la tolérance des Ilkhans mongols avec les vexations des
sultans mamelouks d'Egypte. Les sultans mamelouks qui,
par Suez, le Caire et Alexandrie, servaient d'intermédiaires