National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0071 Histoire Générale de la Chine : vol.3
Histoire Générale de la Chine : vol.3 / Page 71 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000288
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

les Chinois Fang Siang et Wei Tcheng vinrent à Tsou
shima apporter au Taiko les insignes de la royauté, celui-ci
découvrit que dans la lettre chinoise il était traité de tribu-
taire; il entra dans une fureur terrible, voulut tuer Konishi
et chassa les ambassadeurs (1596).

Une nouvelle expédition fut décidée et Fou San fut
fortifié. Kato et Konishi, sous le commandement nominal
de Hide yaki, retournaient en Corée à la première lune de
1597, et n'ayant plus devant eux le glorieux amiral Yi
Soun-siu, ils défirent la flotte coréenne, commandée par
Wön Kiun, débarquèrent à Fou San et marchèrent sur
Seoul, mais, à Tchik San, ils furent arrêtés par les Chinois
et obligés de se replier sur Su won. Kato, bloqué dans le fort
de Uruzan (Yolsan, Ulsan), souffrait cruellement; des
secours amenés par Kuroda obligèrent les Chinois à lever
le siège; le 1re de la 10e lune, ceux-ci essuyèrent à
So chon une grande défaite. Les Japonais tranchèrent
38,700 têtes dont ils coupèrent le nez et les oreilles, qui
furent mis dans du sel, envoyés à Kyoto, où ces sanglants
trophées furent déposés sous le mont des oreilles (mimi
dzuka). Mais Taïkosama avait hâte de terminer une cam-
pagne qui n'avait pas donné les résultats qu'il espérait;
il craignait de voir fondre ses troupes dans une entreprise
coûteuse et peu profitable; l'opiniâtreté des Coréens, les
renforts envoyés constamment par la Chine ne lui permet-
taient plus d'exécuter le programme qu'il s'était tracé;
il se décida à rappeler ses troupes à la veille du jour où une
mort rapide l'emporta (à Fushimi, le 15 septembre 1598),
laissant place à un soupçon d'empoisonnement par ses
ennemis. La mort de Taikosama mit fin à son ambitieux
projet de subjuguer la Chine; avec sa ténacité, la valeur de
ses troupes, la décomposition et la faiblesse réelle de ses
adversaires, il aurait pu réussir dans une nouvelle entre-
prise et l'on aurait pu voir sur le trône de Pe King un Ja-
ponais au lieu d'un Mandchou. Son lieutenant Iyeyasu
devait opérer le rapatriement des troupes, qui ne s'effectua
pas sans de grandes difficultés, car les Coréens attaquèrent
l'arrière-garde qui fut obligée de se réfugier dans l'île de